Parlement libanais : cinq nouveaux visages à suivre
Rechercher

Parlement libanais : cinq nouveaux visages à suivre

Les élections législatives au Liban ont permis l'entrée au Parlement d'une poignée de nouveaux visages parfois issus des grandes familles traditionnelles

Affiches de campagne au Liban, le 2 avril 2018, à l'approche des élections parlementaires.
(Crédit : AFP/ Anwar AMRO)
Affiches de campagne au Liban, le 2 avril 2018, à l'approche des élections parlementaires. (Crédit : AFP/ Anwar AMRO)

Les élections législatives qui se sont tenues au Liban, les premières en près d’une décennie, ont permis l’entrée au Parlement d’une poignée de nouveaux visages – parfois issus des grandes familles traditionnelles qui dominent le paysage politique.

Voici quelques noms à retenir :

Taymour Joumblatt

L’héritier réticent. A 36 ans, son entrée au Parlement était garantie, dès le moment où son père, le dirigeant historique de la communauté druze Walid Joumblatt, lui a passé le bâton pour en faire le « chef » de cette minorité, qui vit principalement dans les montagnes du Chouf.

Dans ses entretiens à la presse, il ne cache pas son aversion pour la politique, en particulier pour le féodalisme à la libanaise qui lui a permis d’accéder au Parlement. Il explique toutefois ne pas avoir le choix, pour perpétuer une tradition pluricentenaire qui place sa dynastie familiale à la tête de la communauté.

Paula Yacoubian

Paula Yacoubian, journaliste libanaise devenue figure parlementaire aux élections du 7 mai 2018, à Beyrouth. (Crédit: AFP / Marwan TAHTAH)

La communicante. Fille d’un survivant du génocide arménien, la journaliste de 42 ans a longtemps tenu sa propre émission politique sur une chaîne de télévision, possédée par le Premier ministre Saad Hariri. Elle a toutefois gagné son siège sur une liste de candidats de la société civile.

C’est elle qui avait obtenu l’interview exclusive accordée par M. Hariri après l’annonce choc de sa démission depuis l’Arabie saoudite en novembre, et qui devait servir à démentir les rumeurs et les accusations assurant qu’il était retenu contre son gré à Ryad par la famille royale.

Jamil El-Sayed

Le maître espion. L’ancien directeur de la sûreté générale, les services de renseignement libanais, est toujours considéré comme l’homme du régime syrien au Liban.

Ecroué pendant quatre ans dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005, il avait finalement été remis en liberté sans inculpation.

Il avait tenté un retour dans la vie publique en essayant de briguer la représentation des îles Marshall à l’Unesco. L’archipel du Pacifique avait finalement renoncé à cette nomination.

Fouad Makhzoumi

Le milliardaire. A 66 ans, cet homme d’affaires sunnite originaire de Beyrouth a fait fortune dans la vente des pipelines. Représentant l’un des plus gros budgets de campagne, il était omniprésent sur toutes les chaînes de télévision.

Propriétaire d’une résidence dans un quartier huppé de Londres, il est connu pour ses liens étroits avec le parti conservateur en Grande-Bretagne.

Selon des informations publiées l’an dernier par le site d’information Mediapart et l’hebdomadaire français Le Canard enchaîné, M. Makhzoumi aurait en outre eu recours à la société de conseil de l’ancien Premier ministre de droite François Fillon pour obtenir une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine.

Ces affirmations avaient été démenties par le Kremlin et l’entourage de M. Fillon.

Photo datant du 26 janvier 2017 : Inaya Ezzedine, alors ministre de la Réforme administrative, à Beyrouth. (Crédit : AFP / ANWAR AMRO)

Inaya Ezzeddine

La pionnière. Cette quinquagénaire voilée a remporté un siège avec le parti chiite Amal, allié au Hezbollah. Originaire de la région de Tyr, dans le sud, la pathologiste de formation a été ministre d’Etat pour la Réforme administrative.

C’est la première fois que son parti présente une candidate femme. Cette mère divorcée est en train de devenir une figure pour les femmes de la communauté chiite dans le sud conservateur.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...