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Permis d’entrée: Israël rejette les accusations des églises chrétiennes de Terre Sainte

Israël a été largement fermé au tourisme de mars 2020 au 1er novembre 2021

Des participants au programme Taglit à l'été 2012 (Crédit : Taglit via JTA)
Des participants au programme Taglit à l'été 2012 (Crédit : Taglit via JTA)

Le ministère des Affaires étrangères a rejeté toute accusation de discrimination religieuse dans l’octroi de dérogations aux étrangers pour entrer dans l’État d’Israël malgré les restrictions sanitaires.

Hier, un porte-parole des églises chrétiennes de Terre Sainte a accusé Israël de discriminer les touristes chrétiens pendant la période des fêtes de fin d’année, normalement très fréquentée.

« Ces allégations infondées de comportement discriminatoire sont scandaleuses, fausses et dangereuses », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Nous attendons des chefs religieux qu’ils ne s’engagent pas et ne promeuvent pas des discours sans fondement de haine et d’incitation qui ne servent qu’à jeter de l’huile sur le feu de l’antisémitisme et peuvent conduire à la violence et causer du tort à des personnes innocentes. »

Une interdiction d’entrée des étrangers a été rétablie en Israël à la fin du mois de novembre en raison de la crainte autour du variant Omicron, et elle a été prolongée jusqu’au 29 décembre au moins.

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Une dérogation a été accordée aux groupes Taglit-Birthright, mais pas aux groupes chrétiens souhaitant se rendre en Israël pour Noël.

Mais le ministère, qui a confirmé la dérogation accordée aux groupes de Taglit-Birthright, a affirmé que les exemptions étaient accordées sans aucun lien avec la religion.

« La commission examine chaque demande sans parti pris ni discrimination envers une race ou une religion », a-t-il déclaré.

« Ces derniers jours, la commission des exceptions a délivré de nombreux permis, tant à des juifs qu’à des chrétiens. Certaines des demandes approuvées étaient celles qui provenaient des autorités ecclésiastiques en Israël, y compris des permis pour les prêtres d’entrer dans le pays pour les prochaines fêtes chrétiennes. »

Des passants devant une église décorée pour Noël à Haïfa, en Israël, le 15 décembre 2021. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

Wadie Abunassar, porte-parole et conseiller des églises de Terre Sainte, a déclaré que diverses confessions étaient mécontentes de ce traitement sélectif présumé et accusaient Israël de discriminer les pèlerins chrétiens.

« La discrimination raciste ne devrait jamais être acceptée de quelque manière que ce soit ! », a-t-il jugé sur Facebook. « J’exhorte les autorités israéliennes à traiter tous ceux qui souhaitent visiter le pays sur un pied d’égalité, sans aucune discrimination entre les religions. »

Un responsable de l’Église catholique a déclaré que les responsables de l’église étaient choqués de la décision israélienne. Il a déclaré que l’église, ainsi que d’autres confessions, avaient fait appel au ministère israélien du Tourisme pour autoriser les pèlerins chrétiens à venir pour Noël. Le responsable a parlé sous couvert d’anonymat, car il n’était pas autorisé à parler aux médias.

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