Philippe fustige « les vieilles racines de l’antisémitisme et les nouvelles »
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Philippe fustige « les vieilles racines de l’antisémitisme et les nouvelles »

Alors que l'antisémitisme a connu un regain en France en 2018, le chef du gouvernement français réitère l'engagement du pays dans la lutte contre cette "bêtise la plus crasse"

Le Premier ministre français Edouard Philippe lors de la remise du Prix Ilan Halimi, à Pars, le 12 février 2019. (Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)
Le Premier ministre français Edouard Philippe lors de la remise du Prix Ilan Halimi, à Pars, le 12 février 2019. (Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a appelé jeudi à « nommer tous ceux qui commettent des actes antisémites », en énumérant « les vieilles racines de l’antisémitisme français et les nouvelles », en visant notamment « le radicalisme islamiste » et en souhaitant « une justice plus sévère ».

« Nous devons nommer tous ceux qui commettent ces actes antisémites, avec les vieilles racines de l’antisémitisme français et les nouvelles, avec cet antisémitisme qui n’a jamais été l’apanage d’une famille politique mais qui s’est déployée dans de très nombreuses familles politiques, dans de très nombreux aspects de la société française, parfois très vivement, parfois très discrètement », a asséné M. Philippe lors des questions au gouvernement au Sénat.

Les actes anti-juifs ont bondi de 74 % en 2018, avait annoncé lundi soir le ministre de l’Intérieur, après deux années de baisse.

Le week-end dernier, des tags de croix gammées sur un portait de Simone Veil, ou de la mention « Juden » (« juif », en allemand) sur un commerce, à Paris, ont notamment suscité l’indignation.

Édouard Philippe a notamment pointé « l’antisémitisme qui se développe, lié aux amalgames du conflit israélo-palestinien ou au développement d’une radicalisation ou d’un radicalisme islamiste », en appelant à ce qu’ils soient « combattus (et) nommés avec une indéfectible détermination ».

Face aux Sénateurs, le Premier ministre a également défendu « un continuum d’action » du gouvernement sur la question.

« Aussi scandaleux ces actes antisémites puissent-ils nous paraître, nous devons faire en sorte qu’ils soient mieux décelés, qu’ils soient mieux retranscrits par les forces de l’ordre, qu’ils puissent faire l’objet d’instruction plus complète par les services de la justice et de sanctions plus sévères, à mon sens, par la magistrature », a estimé M. Philippe.

Il a exhorté à livrer « absolument partout et en tout lieu ce combat contre l’obscurantisme contre la haine, contre les préjugés, contre la bêtise la plus crasse contre la méchanceté, la plus vive ». « Éducation, formation, dénonciation et sanctions, c’est indispensable : sanction sévère car les faits sont inacceptables », a-t-il encore martelé.

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