Plan de paix au Proche-Orient : Pompeo admet le risque d’un échec
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Plan de paix au Proche-Orient : Pompeo admet le risque d’un échec

Le secrétaire d'Etat a reconnu qu'étant donné la relation des Etats-Unis avec Israël, il pouvait "comprendre pourquoi certains pourraient percevoir [le plan] comme partial"

Le secrétaire d'État américain Michael Pompeo lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 20 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le secrétaire d'État américain Michael Pompeo lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 20 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo admet le risque d’un échec du futur plan de paix des Etats-Unis pour le Proche-Orient, préparé par le gendre de Donald Trump, qui pourrait être accueilli avec scepticisme et considéré comme « inapplicable », a rapporté le Washington Post dimanche.

Les aspects économiques de ce plan destiné à résoudre le conflit israélo-palestinien doivent être dévoilés les 25 et 26 juin lors d’une conférence organisée à Manama, à Bahreïn.

Il a d’ores et déjà été rejeté par les Palestiniens, qui considèrent que Washington n’est pas un interlocuteur crédible à cause de son soutien sans faille à l’Etat hébreu.

Le plan « peut être rejeté », a affirmé mardi dernier Mike Pompeo, lors d’une rencontre privée avec la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, selon le Washington Post.

« Peut-être, à la fin, les gens diront ‘Ce n’est pas particulièrement original, cela ne marche pas particulièrement bien pour moi’, c’est-à-dire, ‘il a deux bonnes choses et neuf mauvaises’ non merci », a rapporté le journal, citant un enregistrement audio de la rencontre auquel il a eu accès.

« Je comprends pourquoi les gens pensent qu’il s’agit d’un accord que seuls les Israéliens pourront aimer, » a-t-il dit, selon le Washington Post. « Je comprends cette perception. J’espère juste qu’on laissera la place à l’écoute et qu’on la laissera s’installer un peu », a-t-il ajouté.

Interrogé sur cet enregistrement lors d’une interview lundi en Suisse avec le réseau de télévisions locales américaines Sinclair Broadcast Group, M. Pompeo n’a pas démenti son authenticité.

Il a reconnu qu’étant donné la « relation importante » des Etats-Unis avec Israël, il pouvait « comprendre pourquoi certains pourraient être inquiets d’un plan proposé par cette administration – sans savoir réellement ce qu’il contient – (pourquoi) ils pourraient le percevoir comme fondamentalement partial ».

Mais, a-t-il souligné, « ce n’est tout simplement pas vrai. Je pense qu’il y aura dans ce plan des choses que beaucoup de personnes apprécieront ».

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, prépare depuis des mois le plan des Etats-Unis pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Il avait indiqué vouloir attendre le résultat des élections israéliennes, en avril, puis la fin du ramadan, début juin, pour le présenter.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (2e à partir de la droite) rencontre à Jérusalem l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Ron Dermer (à droite), le conseiller de la Maison-Blanche Jared Kushner (au centre), l’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman (2e à gauche) et l’envoyé spécial Jason Greenblatt, le 22 juin 2018 (Kobi Gideon/GPO).

Mais devant l’incapacité de Benjamin Netanyahu, un proche allié de M. Trump, à former une coalition gouvernementale, le Parlement israélien a voté mercredi dernier sa propre dissolution et les électeurs seront à nouveau appelés aux urnes le 17 septembre.

Les Palestiniens boycottent l’administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Ils considèrent également Jérusalem comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

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