Plus d’un million d’Israéliens sans emploi – soit 1 Israélien sur 4
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Plus d’un million d’Israéliens sans emploi – soit 1 Israélien sur 4

Le Bureau du Travail a déclaré que le taux de chômage s'élève désormais à 24,1 % ; mars aura été le pire mois pour le monde du travail

Les magasins fermés du centre commercial Dizengoff vide, à Tel Aviv le 19 mars 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Les magasins fermés du centre commercial Dizengoff vide, à Tel Aviv le 19 mars 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Mercredi, Israël a enregistré plus d’un million de citoyens sans emploi pour la première fois de son existence, alors que la pandémie de coronavirus met de plus en plus de lieux de travail en faillite.

Le Bureau du Travail a déclaré que le nombre de personnes sans emploi s’élevait à 1 004 316, avec 35 668 nouveaux inscrits rien que dans la journée de mardi, le chiffre le plus haut depuis jeudi dernier.

Près d’un quart de la population active israélienne – 24,1 % – est désormais sans emploi, comprenant les 160 000 personnes qui étaient au chômage avant la crise sanitaire.

« Malheureusement, nos prévisions se sont confirmées, et nous avons atteint le million de demandeurs d’emplois en mars », a déclaré le directeur général du Bureau du Travail, Rami Garor.

Il a indiqué que ses services œuvraient à « créer des circonstances » qui verraient le taux de chômage diminuer et le marché du travail rouvrir progressivement autant que possible.

Tandis que les travailleurs salariés perçoivent jusqu’à 75 % de leurs revenus pour une période limitée, les indépendants et les Palestiniens employés en Israël n’ont pas le droit à une indemnisation.

Rami Garor, directeur du Bureau du Travail. (Capture d’écran Ynet)

Le gouvernement travaille actuellement sur des mesures qui devraient permettre d’octroyer à environ 175 000 indépendants une subvention allant jusqu’à 6 000 shekels, avec une indemnisation moyenne de 4 300 shekels.

Israël a annoncé un plan de relance de 80 milliards de shekels pour permettre à l’économie de survivre à la pandémie.

Rami Garor a salué ce plan, mais a souligné que les indemnités n’étaient pas l’objectif et qu’il valait mieux mettre au point un mécanisme pour aider les gens à survivre financièrement, jusqu’à ce qu’ils puissent retrouver du travail.

Parmi les nouveaux inscrits, 89,8 % ont été mis en congés par leurs employeurs, et 6,3 % ont été licenciés, selon le Bureau du Travail.

Le mois de mars a été l’un des pires mois de l’histoire du marché du travail israélien. Il y a seulement un mois, avant l’épidémie, Israël comptait 160 000 demandeurs d’emploi, soit 3,6 % de la population active.

Dans les premières semaines de l’épidémie, quelque 7 000 Israéliens s’inscrivaient toutes les heures, ce qui a fait crasher le site du Bureau du Travail.

Le Bureau central des statistiques publiera des données distinctes sur le chômage, qui sera le taux officiel, et qui sera probablement légèrement inférieur aux chiffres du Bureau du Travail.

Rami Garor avait fait savoir la semaine dernière que ses employés termineraient les procédures de traitement qui permettraient de transmettre les coordonnées des personnes concernées à l’institut d’assurance national, chargé de verser les indemnités, de manière à ce que « les citoyens d’Israël soient en mesure de recevoir les indemnités auxquelles ils ont droit dans les meilleurs délais, même avant Pessah ».

Il avait également indiqué qu’il s’attendait à ce que 20 % des nouveaux chômeurs ne retrouvent pas de travail à la fin de la crise et après la levée des mesures de confinement.

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