Pompeo à Netanyahu: Washington déterminé à lutter contre les menaces iraniennes
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Pompeo à Netanyahu: Washington déterminé à lutter contre les menaces iraniennes

Le Premier ministre s'est entretenu avec le secrétaire d'Etat américain sur la nécessité de "réduire l'agression iranienne"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat américain  Mike Pompeo devant une ménorah au second soir de la fête de Hanoukka, au cours de leur rencontre en marge d'une conférence de l'OTAN à Bruxelles, en Belgique, le 13 décembre 2018 (Crédit :  Gaby Farkash/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant une ménorah au second soir de la fête de Hanoukka, au cours de leur rencontre en marge d'une conférence de l'OTAN à Bruxelles, en Belgique, le 13 décembre 2018 (Crédit : Gaby Farkash/GPO)

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu lundi que les Etats-Unis étaient déterminés à « s’attaquer à la totalité des menaces du régime iranien par le biais de l’exercice de pressions maximales » au cours de discussions à Bruxelles sur les efforts conjoints visant à réduire les agressions iraniennes dans la région, notamment en freinant les activités du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah au Liban.

Répétant « l’attachement de Washington à la sécurité d’Israël et son droit absolu à l’auto-défense », Pompeo a également promis que les Etats-Unis continueraient à lutter contre « la partialité anti-israélienne aux Nations unies », selon un communiqué du département d’Etat diffusé après la rencontre.

Netanyahu a effectué lundi après-midi un voyage non-prévu à Bruxelles pour cet entretien avec Pompeo, qui se trouvait en Belgique pour des pourparlers avec ses homologues de l’OTAN.

Dans une déclaration publique faite avant cet entretien à huis-clos, Netanyahu a remercié Pompeo pour le positionnement « fort » de l’administration face à l’Iran et il a expliqué être impatient de débattre des initiatives israélo-américaines conjointes visant à « réduire les agressions iraniennes dans la région, en Syrie, en Irak, au Liban et ailleurs ».

Netanyahu aurait dit à Pompeo qu’Israël pourraient entreprendre une action militaire si Beyrouth ne sévissait pas contre le Hezbollah, dans un contexte d’inquiétudes portant sur des livraisons directes d’armes avancées au groupe terroriste du Liban de la part de la république islamique.

Selon Hadashot, dans un reportage diffusé peu avant la rencontre entre les deux responsables, Netanyahu aurait prévu de dire à Pompeo de transmettre une mise en garde à Beyrouth portant sur un éventuel passage à l’action de l’Etat juif si le Liban ne devait rien faire pour empêcher le Hezbollah de s’armer.

« Le secrétaire Pompeo a noté la force de l’alliance américano-israélienne et notre coopération aux facettes multiples. Il a répété que les Etats-Unis sont déterminés à s’attaquer à la totalité des menaces du régime iranien par le biais d’une pression maximale », a ajouté le département d’Etat.

Des informations, ces dernières semaines, ont révélé que l’Iran livrait directement des armes à son allié, le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban et non via la Syrie, comme c’était le cas jusqu’à une date récente.

Israël a pris pour cible de manière répétée des cargaisons d’armes en Syrie à destination du Hezbollah. Jeudi, un avion-cargo parti de Téhéran vers Beyrouth, officiellement civil, aurait, selon de nombreux observateurs, contenu des armes.

Sans mentionner spécifiquement ce vol, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Avichay Adraee, a écrit jeudi sur Twitter que le Liban devait cesser d’autoriser l’entrée sur son territoire du matériel de guerre iranien, aux côtés d’une photographie satellite de l’aéroport international Rafik Hariri en noir et blanc.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie, dont un grand nombre visait à empêcher le transfert de missiles avancés au Hezbollah, qui s’est opposé à l’Etat juif au cours d’un conflit dévastateur en 2006. Mais aucune frappe similaire n’a été effectuée au Liban.

Même si la frontière du nord d’Israël jouit d’un calme relatif depuis 12 ans, les tensions sont restées élevées et les responsables israéliens ont récemment tiré la sonnette d’alarme face à l’acquisition par le Hezbollah de missiles de précision capable de frapper n’importe quelle partie du territoire de l’Etat juif.

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