Port du masque : Des haredim affrontent la police à Jérusalem
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Port du masque : Des haredim affrontent la police à Jérusalem

Deux personnes ont été arrêtées à Mea Sharim après des jets d'objets sur les forces de l'ordre qui essayaient de verbaliser une femme qui refusait de mettre un masque

Photo d'illustration : La police arrête un Juif ultra-orthodoxe dans le quartier de Mea Sharim après une manifestation contre les restrictions entraînées par le coronavirus, le 19 avril 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Photo d'illustration : La police arrête un Juif ultra-orthodoxe dans le quartier de Mea Sharim après une manifestation contre les restrictions entraînées par le coronavirus, le 19 avril 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des échauffourées ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre qui tentaient de faire respecter le port du masque à Jérusalem, samedi dans la soirée.

Deux personnes ont été arrêtées dans le quartier ultra-orthodoxe Mea Sharim de la capitale, a noté la police.

Selon les agents, la rixe a éclaté lorsque les agents ont essayé de verbaliser une femme qui refusait de mettre un masque, conformément aux directives énoncées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

La femme a refusé de s’identifier et des douzaines de personnes se sont attroupées et ont commencé à se battre avec la police, leur jetant notamment des pierres, selon des informations.

Dans un communiqué, la police a expliqué que les protestataires « ont fait obstruction au travail de la police, perturbé l’ordre public et jeté des bouteilles et autres objets en direction des agents ».

Dans une vidéo de l’incident qui a été postée par le site d’information Kikar Hashabbat, des enfants, hurlant, interpellent les policiers en les qualifiant de « nazis ».

Il n’y a pas eu de blessés. La femme a écopé d’une amende.

Le port du masque en public en Israël est obligatoire, et la police a renforcé ses initiatives pour faire appliquer cette mesure. Les contrevenants peuvent écoper d’une amende de 200 shekels et les députés cherchent actuellement à augmenter ce montant à 500 shekels.

Samedi, le ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana (qui est actuellement entré en quarantaine après avoir lui-même été exposé au virus) a fait savoir que la police allait renforcer ses efforts pour faire appliquer les directives, avec notamment le déploiement de milliers d’agents qui ne se concentreront que sur la nécessité de faire respecter les mesures mises en oeuvre en lien avec la COVID-19.

La police a fait savoir, vendredi, qu’elle avait distribué 823 amendes dans ce contexte, une majorité venant sanctionner des réfractaires au port du masque.

Le quartier insulaire Mea Shearim accueille plusieurs courants ultra-orthodoxes extrémistes, dont un grand nombre se distingue par sa défiance des autorités et les affrontements avec les forces de l’ordre n’y sont pas exceptionnels.

Des agents de police ferment des synagogues et dispersent des rassemblements publics dans le quartier juif orthodoxe de Mea Sharim à Jérusalem, le 31 mars 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ce quartier a été l’une des zones israéliennes les plus touchées par la première vague de l’épidémie de coronavirus au sein de l’Etat juif, une grande partie de la communauté ultra-orthodoxe s’étant, dans un premier temps, rebellée contre la mise en oeuvre des mesures de distanciation sociale et de confinement.

C’est Jérusalem qui compte le plus grand nombre de malades depuis l’apparition du virus, avec 5 000 cas depuis le début de l’épidémie. La ville semble être toutefois moins frappée actuellement, alors que le nombre de contaminations a atteint un nouveau pic, ces derniers jours.

Plus de 150 nouveaux cas ont été confirmés à Jérusalem entre vendredi soir et samedi soir sur 977 sur tout le territoire israélien, selon des données du ministère de la Santé.

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