Pour la 2e fois en quelques jours, Tsahal arrête une cellule terroriste en Syrie
L'armée a capturé plusieurs membres d'une cellule terroriste liée au CGRI ; selon un observatoire basé au Royaume-Uni, Tsahal a attaqué un village rural à Quneitra et arrêté deux frères

Pour la deuxième fois en quelques jours, Tsahal a annoncé lundi avoir capturé une cellule d’agents agissant pour le compte du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI) au cours d’un raid nocturne dans le sud de la Syrie.
Selon l’armée, des réservistes de la Brigade Alexandroni et des interrogateurs de terrain de l’Unité 504 de la Direction du renseignement militaire ont arrêté la cellule pendant la nuit, dans la région de Kwdana, dans le sud de la Syrie, à proximité de la frontière et d’un poste de Tsahal.
Plusieurs membres de la cellule qui, d’après Tsahal, opéraient pour le compte du CGRI, ont ainsi été appréhendés.
Mercredi, plusieurs autres membres affiliés au CGRI ont été capturés au cours d’un raid dans le sud de la Syrie, a fait savoir l’armée.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme basé au Royaume-Uni, les soldats israéliens ont attaqué lundi matin un village rural de Quneitra, dans le sud de la Syrie, et « mené des perquisitions dans plusieurs maisons, qui se sont terminées par l’arrestation de deux frères ».
Mercredi, l’armée israélienne a annoncé avoir appréhendé des membres d’une cellule terroriste soutenue par l’Iran dans le sud de la Syrie et saisi des armes.
Depuis la chute d’Assad, Israël a mené des frappes et des raids en Syrie, dans l’objectif d’affaiblir les moyens militaires de l’administration intérimaire dirigée par les islamistes.
L’État juif a également déployé des troupes dans la zone démilitarisée, du côté syrien de la ligne d’armistice de 1974 qui séparait les forces opposées sur le Golan, les soldats israéliens effectuant régulièrement des raids dans le sud de la Syrie.
Les Nations Unies considèrent la prise de contrôle de la zone tampon par Israël comme une violation de l’accord de désengagement de 1974 entre l’État juif et la Syrie. Israël estime pour sa part que cet accord est devenu caduc au moment où l’une des parties n’a plus été en mesure de le mettre en œuvre, et que la prise de contrôle est un acte de défense, visant à se protéger des potentielles forces hostiles susceptibles d’exploiter le vide du pouvoir.
Le 12 juin, la Syrie a rapporté que l’armée israélienne avait tué un civil et arrêté sept personnes au cours d’une incursion nocturne. Tsahal affirme quant à elle avoir capturé des membres du groupe terroriste palestinien du Hamas.
Israël a annoncé son désir de conclure des accords de normalisation des relations avec la Syrie et le Liban voisin, insistant toutefois sur le fait que le plateau stratégique du Golan – qu’Israël a pris à la Syrie en 1967 et annexé ensuite – devait impérativement rester israélien dans le cadre de tout accord de paix.
Les deux pays sont actuellement engagés dans des « pourparlers avancés » visant à mettre fin aux hostilités officielles et à résoudre la question de la zone tampon, a fait savoir un haut responsable israélien au Times of Israel la semaine dernière.
La coordination autour des questions de sécurité est au coeur des relations, a ajouté le responsable, qui ne s’estime pas en mesure de donner un délai pour la conclusion d’un accord de paix complet entre les deux États ennemis.
Ces États voisins s’opposent depuis des décennies dans un conflit émaillé de combats directs et souvent acharnés, de la guerre d’indépendance de 1948 à la Première guerre du Liban de 1982.







