Pourquoi Hillary Clinton a échoué
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OpinionLe grand perdant, c'est Obama

Pourquoi Hillary Clinton a échoué

Le schéma comportemental d'Hillary Clinton a surpassé le ressentiment que les Américains éprouvaient à l’égard de Trump

Le candidat à la présidentielle républicain, Donald Trump, à Cleveland, Ohio, le 22 octobre 2016, et la candidate démocrate Hillary Clinton à Las Vegas, au Nevada, le 19 octobre 2016. (Crédits : AFP / Jay LaPrete, AFP / Saul Loeb)
Le candidat à la présidentielle républicain, Donald Trump, à Cleveland, Ohio, le 22 octobre 2016, et la candidate démocrate Hillary Clinton à Las Vegas, au Nevada, le 19 octobre 2016. (Crédits : AFP / Jay LaPrete, AFP / Saul Loeb)

La personne la plus attristée de la victoire historique de Donald Trump à l’élection présidentielle habite au deuxième étage de la Maison Blanche. Son héritage va voler en éclat.

La présidence d’Obama s’inscrira comme un désastre, tant au sujet de sa politique intérieure qu’extérieure.

En tant que président, vous pouvez changer le Congrès, ou changer leurs avis pour que votre politique passe. Obama n’a fait ni l’un ni l’autre. C’est avec un mépris impérial qu’il a dirigé par des décisions exécutives. Il l’a fait en connivence avec l’establishment de Washington. Son électorat et ses politiques lui en ont tenu rigueur.

Hillary Clinton était irrévocablement liée à ces échecs. En effet, elle a été l’architecte de nombreux évènements qui ont aggravé la situation. Mais il ne semble pas que ce soit ce qui lui a fait perdre l’affection du peuple américain.

Son schéma comportemental a surpassé le ressentiment que les Américains éprouvaient à l’égard de Trump dans la bataille qui opposaient les deux pires candidats pour qui il ait jamais été donné de voter.

Bien qu’elle ait échappé à la dernière minute aux accusations du FBI à propos de l’utilisation d’un serveur personnel, l’accumulation de ses mensonges dévoilés, des suspicions de corruption au sein de la Clinton Foundation durant son mandat au poste de Secrétaire d’État ont déclenché l’alarme de manière suffisamment intense pour que le peuple se donne la peine de jeter un regard nouveau sur Trump.

L’ombre du ‘pay for play’ et les extorsions contestables en échanges de faveurs pèseront sur les Clinton alors que le besoin de comprendre et de juger sera clarifié par le FBI.

Clinton a passé le dernier mois de sa campagne à écraser Trump au lieu de parler de nouvelles stratégies qui amélioreraient le niveau de vie des dizaines de millions d’Américains qui souffrent. Alors qu’elle s’acharnait à critiquer le candidat républicain, ce dernier expliquait comment il augmenterait l’emploi dans le pays, comment il remplacerait l’impopulaire système de santé Obamacare, comment il diminuerait les impôts, comment il rendrait le contrôle de l’éducation aux états, comment il construirait et sécuriserait les États-Unis, comment il renforcerait l’armée à l’étranger et le respect des lois dans le pays, et comment il renégocierait les accords commerciaux qui ruinent les États-Unis aussi bien économiquement que dans le marché du travail.

Pour paraphraser un slogan typique de Clinton, quand elle baissait, il grimpait.

Les médias étaient complices dans leur rôle d’outil de propagande dans la campagne de Clinton, avec trop d’exposition, notamment lorsque Donna Brazile de CNN transmettait les questions avant les débats télévisés aux conseillers principaux de Clinton, avec le recrutement de reporters d’enquête pour « Get Trump », avec le blanchiment d’un tsunami de courriels choquants et de documents dévoilés par Wikileaks qui ont exposé le financement de la campagne démocrate pour provoquer de la violence lors des rassemblements de Trump ainsi que d’autres accusations contre Trump.

Des conversations avec des amis et de la famille pro-Clinton ont mis en évidence le fait que les sympathisants de Clinton étaient tellement montés contre Trump qu’ils refusaient de répondre à des questions concernant les défauts de la favorite démocrate.

Ils se cachaient la tête dans le sable et refusaient de voir ses défauts ou de comprendre qu’ils ne percevaient pas la souffrance causée par une politique médiocre et une négligence qui ont fait du monde et de l’Amérique un endroit bien pire.

C’est cette myopie qui les a empêchés de voir que l’homme qu’ils détestaient atteignait les âmes blessées de nombreux Américains dont la situation a empiré après l’élection d’Obama et n’avaient aucune confiance en Hillary Clinton pour améliorer leur niveau de vie.

Les dernières nouvelles concernant les augmentations des coûts du système de santé d’Obama-Clinton ont confirmé que Clinton ne ferait rien pour retirer ce joug financier de leurs épaules, un fardeau qu’il ne peuvent guère se permettre de porter.

Je trouve incroyable la façon dont mes amis américains progressistes ont fermé les yeux sur cela. Si je parvenais à m’en rendre compte depuis Israël, pourquoi n’y parvenaient-ils pas en étant sur place ?

Nous avons assisté à une concentration progressive de l’Amérique à changer pour le pire. Des espaces sécurisés ont eu la préférence sur une Amérique sécurisée. Des toilettes pour ceux qui ne savent pas s’ils sont hommes ou femmes font la Une, plutôt que les 40 millions d’américains dépendants des coupons d’alimentations. Lorsque que des petits délinquants se font tirer dessus, la police est accusée de criminalité, mais des meurtriers immigrants clandestins sont protégés dans des villes sanctuaires.

Trump a eu raison. Le peuple veut que l’Amérique revienne sur le droit chemin, un chemin fondé sur les valeurs traditionnelles, sur le bon sens, sur le travail, sur la sécurité et sur le patriotisme. C’est une société basée sur les valeurs que nous aimons et que nous avons besoin en Israël pour notre bien-être et notre sécurité.

Trump a beaucoup de choses en commun avec Israël, avec d’autre nations patriotiques européennes qui œuvrent pour ignorer les ravages des gouvernements socialistes de Big Brother et de la Grande-Bretagne qui a quitté l’Europe pour retrouver son indépendance et sa fierté nationale.

Barry Shaw est le principal associé pour la diplomatie publique à l’Institut d’études stratégiques d’Israël. Il est également l’auteur de ‘Fighting Hamas, BDS and Anti-Semitism and the new best-seller ‘BDS for IDIOTS – a seriously funny humiliation of BDS activists’.

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