Pourquoi Israël compte-t-il peu de morts ? Le pays risque-t-il un nouveau pic ?
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Pourquoi Israël compte-t-il peu de morts ? Le pays risque-t-il un nouveau pic ?

Alors que l'activité reprend, le professeur Yehuda Carmeli explique la difficulté de concilier santé et économie, et affirme que le pire n'est peut-être pas encore arrivé

Simona Weinglass est journaliste d'investigation au Times of Israël

Des Israéliens profitent de la promenade de la plage de Tel Aviv, les restrictions concernant les coronavirus ayant été légèrement levées. Le 1er mai 2020. (Miriam Alster/Flash90)
Des Israéliens profitent de la promenade de la plage de Tel Aviv, les restrictions concernant les coronavirus ayant été légèrement levées. Le 1er mai 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Cet entretien a été publié le 6 mai.

À deux reprises ces dernières semaines, le Times of Israël a interviewé le professeur Yehuda Carmeli, l’un des professionnels de la santé qui décide de la réponse du ministère israélien de la Santé à la pandémie de coronavirus – une fois au début de la crise, et une autre fois lorsqu’il est apparu qu’Israël pourrait avoir franchi un cap.

Cette semaine, alors que le nombre de nouveaux cas a considérablement diminué, et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué le « grand succès » d’Israël face au Covid-19, nous l’avons recontacté avec une nouvelle série de questions, notamment au sujet des mesures de déconfinement, de l’éventualité d’une deuxième vague et du bilan en Israël — où le nombre de morts est relativement peu élevé.

Après plus d’un mois de confinement – y compris une période d’un mois, du 25 mars au 26 avril, durant laquelle les Israéliens n’étaient pour la plupart pas autorisés à s’aventurer à plus de 100 mètres de leur domicile – le gouvernement a commencé à assouplir considérablement les restrictions, porté par un flot de statistiques encourageantes.

Les chiffres d’Israël sont beaucoup moins graves que ceux de pays de taille comparable, y compris les pays qui ont imposé des quarantaines à domicile relativement tôt. La Suède, par exemple, qui a choisi une approche radicalement moins interventionniste, compte environ dix fois plus de décès qu’Israël – environ 2 500 – pour une population à peine plus importante que celle d’Israël, soit 10 millions de personnes. La Belgique, avec une population de 11 millions d’habitants, compte plus de 7 500 morts, soit 34 fois plus qu’Israël. La Grande-Bretagne, avec une population six fois plus importante que la nôtre, a enterré 26 000 victimes. L’Espagne, cinq fois notre population, compte 24 000 morts. L’Italie, qui compte 60 millions d’habitants, a un bilan proche des 28 000 morts. Et les États-Unis, avec 36 fois notre population, ont enregistré presque 300 fois plus de morts.

Nous avons commencé par demander à Carmeli, chef du département d’épidémiologie du centre médical Sourasky de Tel Aviv et professeur à la faculté Sackler de médecine de l’université de Tel Aviv, si Israël prenait un risque excessif en assouplissant les restrictions comme il l’a fait, et si cela entraînera un nouveau pic de cas de coronavirus.

1. Si vous vous êtes promené à Tel Aviv ou dans toute autre ville d’Israël ces derniers jours, vous avez vu beaucoup de gens dans les rues, des magasins ouverts et quelques enfants retournant à l’école. Cela va-t-il provoquer une recrudescence des cas de coronavirus dans quelques semaines ?

Je pense que c’est possible. Nous en sommes au stade où le nombre de porteurs dans la population est probablement assez faible. Ce nombre a été réduit de façon spectaculaire par le couvre-feu. Mais nous avions un nombre de porteurs tout aussi faible au début de l’épidémie, et pourtant nous avons presque eu une épidémie. Nous pourrions donc nous retrouver exactement dans la même situation si nous revenons au même comportement qu’auparavant.

Nos options étaient soit de continuer avec un couvre-feu, un demi-couvre-feu ou un type de mesures plus strictes, d’une part, soit [comme il a été décidé] de rouvrir l’économie tout en portant des masques et en gardant plus de distance. Vous pouvez voir que les gens se comportent vraiment très différemment qu’avant – [port de masques, distanciation sociale]. Cela suffira-t-il à prévenir une nouvelle épidémie ? Je ne sais pas.

Professeur Yehuda Carmeli. (Autorisation)

Tout professionnel de la santé aurait voulu être plus prudent et revenir à la vie normale plus progressivement. Mais le coût pour l’économie est immense, et pas seulement pour elle – il y a aussi le coût de notre vie sociale et de l’isolement des personnes âgées.

Nous avons donc dû trouver un compromis entre ce qui était nécessaire pour contrôler l’épidémie et ce qui est nécessaire pour maintenir une vie raisonnable.

Ce virus va probablement rester avec nous pendant très longtemps. Même si nous sommes capables de le contrôler de façon fantastique au sein d’Israël, à un moment donné, nous aurons à nouveau des liens avec le reste du monde. Nous devrons nous adapter à un mode de vie différent.

En vérité, aucun d’entre nous n’a d’expérience en la matière. Nous ne savons pas exactement ce qu’il faut faire. Nous le savons en théorie, mais nous ne savons pas si le niveau de contact que nous tentons en ce moment est trop ou trop peu. Et c’est pourquoi il existe des tensions entre les économistes et les professionnels de la santé. Nous sommes à un moment dangereux. Nous, les professionnels de la santé, aurions préféré un assouplissement plus lent des restrictions. Mais l’économie exige que nous fassions plus.

Cela dépendra beaucoup de ce que nous verrons dans les semaines à venir. Il sera très difficile pour nous tous, sur le plan émotionnel et social, de revenir à un couvre-feu à un moment donné. (Le 4 mai, le gouvernement a stipulé que si le nombre de nouveaux cas par jour atteint 100 ou s’il y a plus de 250 patients dans un état grave, des restrictions seront réimposées).

Tel était le dilemme : devrions-nous aller lentement maintenant et lever davantage de restrictions uniquement si nous ne constatons [aucune augmentation majeure de la contagion], ou devrions-nous progresser plus rapidement et ensuite, si nous constatons un problème, revenir en
arrière ?

2. La rue Dizengoff à Tel Aviv était bondée aujourd’hui – les magasins étaient ouverts, il y avait même des gens assis aux terrasses des cafés. Quand pourrons-nous commencer à voir les conséquences de cela ?

Probablement dans une semaine et demie à deux semaines. Cela fait environ une semaine depuis la levée du couvre-feu très strict. Les gens commencent à faire beaucoup plus de choses. Ils se permettent d’aller dans un magasin, de rencontrer un ami ou d’aller travailler.

Pour l’instant, le nombre de cas continue à diminuer, mais nous devrons attendre encore une semaine ou deux pour voir comment les choses évoluent.

Un petit garçon rend visite à sa grand-mère chez elle au Moshav Haniel, le 5 mai 2020. (Chen Leopold/Flash90)

3. En ce qui concerne le nombre de décès, pourquoi est-il si faible ici par rapport à d’autres pays ?

Principalement parce que l’épidémie a été très bien gérée par les décideurs. Nous avons arrêté de nombreuses activités de manière précoce et nous avons protégé les populations à haut risque. Lorsque vous regardez le nombre de cas en Israël, il est relativement faible par habitant, mais pas encore aussi bas que le taux de mortalité.

Et la raison de ce faible taux de mortalité est que, malgré les nombreuses critiques sur le nombre de tests effectués, Israël est l’un des premiers pays au monde à dépister les personnes. Nous faisons beaucoup de tests, donc nous détectons beaucoup plus.

Une femme commande un café dans la rue Dizengoff à Tel Aviv le 4 mai 2020, alors que le gouvernement a assoupli les restrictions sur le coronavirus, permettant l’ouverture de magasins et de restaurants. (Simona Weinglass/Times of Israel)

C’est aussi parce que la plupart des personnes touchées sont des jeunes et que leur taux de mortalité est très faible. Si vous regardez la répartition des personnes malades en Israël, moins de 5 % ont plus de 80 ans. C’est l’âge où le taux de mortalité commence à être très élevé. Et en Israël, la population de plus de 70 et 80 ans est assez bien protégée.

4. Ainsi, par exemple, la communauté Haredi a été assez largement touchée, mais elle a un taux de natalité élevé, donc elle est assez jeune en moyenne ?

Oui. Cela s’explique en partie par le fait que nombre de nos cas [dans les premières semaines de la crise, les Israéliens revenaient] des stations de ski [en Europe]. Habituellement, ce ne sont pas les personnes de plus de 8  ans qui vont skier.

Une autre source est constituée par les festivités de Pourim, auxquelles participent surtout des jeunes.

Et puis il y a la population ultra-orthodoxe qui a été touchée. Les trois principaux facteurs de propagation étaient donc des groupes de personnes relativement jeunes.

L’une de nos faiblesses a été l’apparition d’épidémies dans certaines maisons de retraite. Cela a attiré beaucoup d’attention, mais le nombre total de personnes touchées est resté peu élevé. Même si c’était un peu tard, la réaction du système de santé pour arrêter cela a été assez bonne.

5. Maintenant que les écoles ont rouvert, n’y a-t-il pas beaucoup plus de personnes en danger ?

Les enfants et leurs parents ne constituent pas vraiment une population à haut risque. En dessous de 50 ans, le taux de mortalité est peut-être de 0,2 %, ce qui est très faible. Le problème est de savoir si on commence à avoir une propagation plus large dans la communauté. C’est le problème avec les écoles ou avec tout type de rassemblement.

Des écoliers israéliens portent des masques de protection pour leur retour à l’école pour la première fois depuis l’apparition du coronavirus, le 3 mai 2020 à Jérusalem. (Photo d’Olivier Fitoussi/Flash90)

Il est évident que nous devons au moins ramener les jeunes à l’école, car s’ils sont à la maison, cela empêche leurs parents d’aller travailler.

À mon avis, la meilleure solution aurait été de permettre aux enfants de moins de 10 ans d’aller à l’école et d’avoir des classes réduites. Tous les enseignants feraient cours à de petits groupes de moins de 10 enfants. Nous aurions dû simplement terminer l’année scolaire pour les enfants plus âgés. De toute façon, nous sommes proches de l’été.

6. Pourquoi 10 ans ?

Un enfant de 11 ans peut rester à la maison même si ses parents doivent aller travailler. Ce sont les enfants de moins de 10 ans qui retiennent leurs parents à la maison.

7. Existe-t-il différentes souches du virus ?

Nous ne connaissons pas d’autres souches qui se comportent différemment les unes des autres.

8. Le coronavirus est-il affecté par le climat ou la chaleur ? Se répandra-t-il moins maintenant que les températures augmentent ?

Beaucoup d’entre nous veulent le croire. Mais nous n’avons aucune raison valable de le faire. Certains des pays [les plus] touchés sont des pays chauds, et le virus s’y propage encore.

Dans notre vie normale, la chaleur n’a probablement pas d’importance pour la propagation du virus. À des températures de 60 degrés Celsius, elle en a.

9. Le coronavirus est-il plus contagieux à l’intérieur ou à l’extérieur ?

Tout virus se propage généralement beaucoup plus facilement à l’intérieur, en particulier dans les espaces clos et bondés.

10. Le professeur Isaac Ben-Israel de l’université de Tel Aviv a une théorie selon laquelle le virus se manifeste deux ou trois mois après avoir frappé un pays, quelles que soient les mesures prises par ce dernier. Que pensez-vous de son étude ?

Lorsque vous regardez de nombreux graphiques, c’est effectivement comme ça que ça se présente. Mais il n’y a aucune raison biologique à cela. Le virus lui-même ne sait pas si la personne qui le porte vit en Chine, au Japon ou en Inde. Je pense que l’explication est qu’après l’apparition de l’épidémie dans un pays, c’est notre nature humaine que nous nous adaptons.

Le 4 mai 2020, des personnes se rendent au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, qui a été fermé pendant plusieurs semaines pour tenter d’arrêter la propagation du coronavirus. (Yonatan Sindel/Flash90)

Ainsi, lorsqu’il y a une épidémie, les gens restent chez eux, les gens commencent à porter des masques, les gens gardent leurs enfants à la maison. Les gens commencent à faire les choses différemment et à changer leur mode de vie pour se protéger.

Une deuxième explication est que nous vivons organisés en noyaux. Les gens que je rencontre sont ma famille proche, mes amis, les gens avec qui je travaille. J’ai très peu de contacts avec des personnes qui vivent dans une autre ville ou qui n’appartiennent pas à mon groupe. Bien que nous considérions la société comme homogène, elle ne l’est pas.

Une fois que vous avez une épidémie, par exemple dans la communauté ultra-orthodoxe, elle se propagera dans cette communauté, mais elle ne se propagera pas autant aux autres groupes. Et puis, après un certain temps, il y a une immunité collective au sein de ce petit groupe. Il n’y a pas d’immunité collective pour l’ensemble du pays, mais il y aura une immunité collective pour le petit groupe, et le virus ne se propagera pas aussi facilement au sein des groupes parce qu’il y a très peu de personnes qui y sont sensibles.

11. Si tout le monde porte un masque, cela peut-il conduire à une situation où chaque porteur transmet le virus à moins d’une personne, puis le virus s’éteint ?

Oui, et ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Il faut environ 80 à 90 % de la population, soit 80 % des rencontres entre les gens. Et même dans ce cas, nous ne savons pas si les deux personnes doivent porter un masque. Peut-être que même si l’une d’entre elles porte un masque, cela réduira considérablement le risque de transmission.

12. Maintenant que beaucoup de gens retournent au travail et reprennent leur vie normale, quelles sont les choses à faire et à ne pas faire ? Peut-on prendre les transports publics, par exemple ?

Je peux vous dire à quoi ressemble ma propre vie. J’essaie de rouler dans ma propre voiture et de ne pas partager de voitures avec d’autres personnes que ma famille proche. Même si nous allons au même endroit, nous prenons des voitures différentes. Ce n’est pas très bon pour l’environnement, mais c’est bon pour prévenir la propagation du coronavirus.

Deuxièmement, l’un de mes enfants vit avec nous, mais pas l’autre. Il ne vient pas très souvent chez nous en ce moment. Mais quand il vient, nous gardons une distance de deux mètres entre nous. Même si nous dînons ensemble, nous le faisons autour d’une longue table, comme celle d’un roi, où nous sommes tous assis à distance les uns des autres.

Des Israéliens portent des masques faciaux par crainte du coronavirus alors qu’ils traversent le marché de Ramle, le 1er mai 2020. (Photo de Yossi Aloni/Flash90)

Sur mon lieu de travail, par exemple, nous avons permis à deux personnes de travailler à domicile. Pour les autres, nous avons créé des horaires de travail différents afin qu’il n’y ait qu’une seule personne dans une pièce à la fois. Dans les grandes pièces, nous avons mis des cloisons entre les bureaux pour que les gens puissent travailler sans masque ; lorsqu’ils se déplacent, ils doivent porter un masque.

Vous pouvez donc vous adapter. Ce n’est pas la même chose qu’avant. Nous avons annulé nos réunions et les avons organisées sur Zoom. Même si nous nous voyons au travail, nous avons des réunions séparées le soir.

Ce n’est pas aussi agréable, bien sûr. Mais cela peut être plus raisonnable. Et ce type de mesures nous permet sans aucun doute de maintenir l’économie et les lieux de travail. Dans certains endroits, c’est plus difficile, mais si vous pouvez trouver des moyens, réfléchissez au principe qui consiste à garder deux mètres de distance et à ne pas se croiser.

13. Quelles sont les choses que vous nous recommandez d’éviter totalement ? Devrions-nous éviter d’aller au restaurant ?

Je ne dirais pas qu’il ne faut pas aller au restaurant. Si j’y vais avec ma propre famille proche avec laquelle je vis, et que nous avons une zone indépendante qui est séparée par des cloisons, vous pouvez faire en sorte de toujours aller au restaurant. Vous aurez probablement un taux d’occupation de 50 % ; vous ne pouvez pas avoir un taux d’occupation de 100 %. Mais tant que les gens se comportent de manière responsable, vous pouvez le faire.

14. Quelle a été l’efficacité de mesures telles que le suivi des téléphones portables par le Shin Bet ou les hôtels de quarantaine ?

En ce qui concerne le suivi, sur le plan moral, je suis vraiment désolé que le Shin Bet ait dû le faire. Une agence civile [aurait été préférable si cela avait été possible]. Mais cela a permis de suivre très efficacement les contacts entre les personnes et de décider qui devait être isolé. Cela a été d’une grande aide.

Les hôtels de quarantaine ont été utiles pour deux raisons. D’abord, parce qu’ils ont soulagé la pression des hôpitaux. Pour les personnes dont le test était positif mais qui n’étaient pas très malades, la seule autre option aurait été de les isoler à l’hôpital, ce qui est très désagréable tant pour les patients que pour l’hôpital lui-même. Le personnel médical n’a pas l’habitude de s’occuper de personnes en bonne santé.

L’hôtel Dan à Jérusalem a été transformé en centre de quarantaine, le 13 avril 2020. (Photo de Yossi Zamir/Flash90)

Les hôtels ont permis d’isoler les personnes qui avaient besoin d’être isolées mais ne pouvaient pas être chez elles. En général, la plupart des gens préfèrent s’isoler chez eux et ne pas aller à l’hôtel. Mais pour ceux qui ne pouvaient pas être isolés chez eux, c’était une bonne solution.

15. Les Israéliens ont-ils été disciplinés ? Nous ne sommes généralement pas connus pour être disciplinés ?

En général, les Israéliens ne sont pas très disciplinés, mais je pense que la plupart des gens se sont comportés de manière très rationnelle et raisonnable, du moins dans les endroits où je suis allé, d’après mon expérience personnelle et d’après ce que j’ai entendu. Il y a toujours des exceptions, mais en général, je pense que les gens ont compris la situation et que le couvre-feu a bien fonctionné.

16. Que pensez-vous de ce médicament antiviral, le remdesievir, qui a donné des résultats prometteurs lors d’un essai clinique ?

Il semble que cela réduise la durée de la maladie. Je pense que nous n’avons pas assez d’informations, mais probablement que cela réduit aussi la gravité de la maladie chez certaines personnes. Si quelqu’un est malade maintenant, c’est probablement la meilleure option de traitement. Cela résoudra-t-il l’ensemble du problème ? Non.

17. Certains médecins ont dit qu’il n’est pas bon de mettre les patients sous respiration artificielle, que les respirateurs font plus de mal que de bien ?

Si vous avez le choix d’être non ventilé ou ventilé, il est préférable d’être non ventilé. Si vous avez le choix d’être ventilé ou de mourir, il vaut mieux être ventilé.

Globalement, si vous regardez les données, parmi les personnes qui sont ventilées, entre 80 et 90 % d’entre elles meurent dans le monde. Cela permet de sauver la vie d’environ 10 à 20 % des personnes qui en ont besoin. C’est un dernier recours.

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