Le ministre des Transports teste la ligne à grande vitesse Tel Aviv-Jérusalem
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Le ministre des Transports teste la ligne à grande vitesse Tel Aviv-Jérusalem

Israel Katz a embarqué à bord du train électrique pour une distance de 40 kilomètres sur un parcours encore incomplet de la ligne qui devrait être en service au mois de mars

Le ministre des Transports Israel Katz durant un voyage test sur la ligne à grande vitesse Jérusalem-Tel Aviv dans le centre d'Israël le 16 janvier 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le ministre des Transports Israel Katz durant un voyage test sur la ligne à grande vitesse Jérusalem-Tel Aviv dans le centre d'Israël le 16 janvier 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le ministre des Transports Yisrael Katz a embarqué mardi à bord d’une rame d’essai équipée de son tout nouveau moteur électrique qui a relié Jérusalem à Tel Aviv en compagnie du PDG d’Israel Railways, Shahar Ayalon.

Ce test de mardi n’a eu lieu que sur une courte section de l’itinéraire – environ quelques kilomètres – une grande partie de la ligne n’étant pas encore prête, selon le quotidien économique The Marker.

Selon l’article, environ 40 kilomètres du parcours de ce premier train électrique inter-cités israélien ne sont pas encore au point.

Ce voyage d’essai aurait permis de démontrer que ce train est beaucoup plus silencieux et plus confortable que les rames auxquelles les Israéliens sont habitués.

La compagnie ferroviaire israélienne ferait temporairement fonctionner la rame à l’aide d’un moteur à essence jusqu’à la fin des travaux. Ce compromis entraîne toutefois des inquiétudes liées à la sécurité parce que la ligne traverse plusieurs longs tunnels.

Selon Katz, la ligne devrait entrer en service régulier à la fin du mois de mars, juste avant la fête de Pessah.

« A Pessah, nous aurons rendu possible le voyage vers Jérusalem pour une multitude de Juifs », a déclaré Katz au début du mois. Pessah, en 2018, commencera le 30 mars au soir.

Un rapport établi au mois d’octobre 2017 par le contrôleur de l’Etat doutait fortement de ce que le train soit opérationnel à cette date, avertissant que raccourcir les délais pour terminer le projet au mois d’avril pourrait amoindrir la qualité du travail, compromettre la sécurité et mener à une hausse globale des coûts du projet.

Le train ne partira initialement que de la gare Haganah de Tel Aviv. D’ici fin 2018, il devrait s’arrêter à toutes les gares entre Tel Aviv et de Herzliya.

Il y aura un départ par heure sur une seule ligne au début. Petit à petit, ce nombre de rames passera à six par heure sur deux lignes.

Au cours des trois premiers mois de lancement, le voyage sera gratuit, a fait savoir le ministère des transports. Après cela, le prix s’élèvera à 50 % du billet jusqu’à l’achèvement total des travaux. Ce prix sur un aller-simple s’élèverait à moins de 25 shekels.

Image du train et de la ligne durant un voyage d’essai du train à grande vitesse reliant Jérusalem à Tel Aviv dans le centre d’Israël le 16 janvier 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Ce projet ferroviaire, qui devrait coûter environ 7 milliards de shekels selon les estimations et qui a été lancé en 2001, permettra de réduire de manière significative le temps de transport actuel, qui s’élève à 78 minutes pour relier les deux villes sur l’ancienne ligne qui avait été construite à l’époque de l’Empire ottoman.

Lorsqu’ils seront pleinement opérationnels, les trains circuleront à une vitesse pouvait atteindre les 160 kilomètres/heure et pourront transporter jusqu’à 1 000 passagers à la fois.

Dans le rapport très critique rendu public l’année dernière, le contrôleur de l’Etat avait estimé que le train ne serait pas opérationnel avant un ou deux ans.

Selon un rapport interne de la compagnie ferroviaire cité par le contrôleur, la transformation des trains et des lignes en électrique – un projet qui a commencé il y a vingt ans – ne sera pas terminée avant le mois de décembre 2018, peut-être même le mois de décembre 2019.

Le PDG d’Israel Railways Shahar Ayalon et le ministre des Transports Israel Katz à bord de la rame d’essai du train qui relie Jérusalem à Tel Aviv, le 16 janiver 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Cette ligne ferroviaire doit être changée pour pouvoir fonctionner à l’énergie électrique dans la mesure où l’utilisation d’un carburant sous les longs tunnels pourrait être dangereuse. Cette conversion exige au mois quatre sous-stations et environ 50 kilomètres de câblage électrique.

A l’époque, le contrôleur de l’Etat avait critiqué l’Autorité chargée des lignes de chemin de fer disant qu’elle n’avait pas respecté son propre calendrier et insisté néanmoins sur la mise en fonctionnement de la ligne à la date prévue.

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