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Présidente de la FNSP : « Nous serons intraitables » sur l’antisémitisme à Sciences Po

Laurence Bertrand Dorléac, qui préside la Fondation nationale des sciences politiques, a fait part de "son inquiétude" face à un durcissement ambiant

Des étudiants anti-Israël bloquant Sciences Po Paris, le 12 mars 2024. (Crédit : X)
Des étudiants anti-Israël bloquant Sciences Po Paris, le 12 mars 2024. (Crédit : X)

Laurence Bertrand Dorléac, présidente de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), instance de gouvernance de Sciences Po Paris, a assuré lundi que l’institution serait « intraitable » si des actes antisémites étaient avérés au sein de l’école, et a fait part de « son inquiétude » face à un « raidissement du climat ».

Elle faisait référence à des incidents survenus dans le cadre d’une « journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine ». Les faits allégués, dont les versions divergent, se sont produits le 12 mars lors de l’occupation d’un amphithéâtre par environ 300 activistes pro-palestiniens.

Selon la direction, une étudiante membre de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a « été empêchée d’accéder à l’amphithéâtre », et « des propos accusatoires ont été prononcés [à la tribune, NLDR] à l’encontre » de l’association. L’UEJF a dénoncé des propos antisémites.

« Il s’est passé des choses absolument condamnables, en ce sens qu’on ne peut pas empêcher un cours. Il y a 300 associations à Sciences Po, elles doivent demander l’autorisation de se réunir. En l’occurrence, l’amphi Boutmy [amphithéâtre principal de Sciences Po, NLDR] a été occupé par des étudiants, et quelle que soit la cause de ces étudiants, c’est une première erreur », a expliqué Bertrand Dorléac sur France Inter.

« D’autre part, des signalements ont été faits, qui concernent des faits qui sont là aussi condamnables. Si une étudiante a été empêchée d’entrer dans cet amphi au motif qu’elle appartient à une organisation de jeunes étudiants juifs de France, c’est absolument condamnable », a ajouté la présidente de la FNSP, en charge des grandes orientations stratégiques et de la gestion de Sciences Po.

« Dès le lendemain, une enquête administrative a été décidée. Les premières auditions auront lieu dès ce [lundi] matin. Et d’autre part, un article 40 a été déposé, c’est-à-dire un signalement au procureur de la République », a-t-elle dit. « Ces enquêtes diront ce qui s’est passé exactement. S’il y a eu des actes d’ordre antisémite, nous serons intraitables. »

« Je suis très attentive à tous les actes antisémites qui peuvent se produire. Je constate effectivement un raidissement du climat et il est normal que je m’en soucie », a indiqué Bertrand Dorléac.

Mais « attention à ne pas opposer les communautés entre elles et les étudiants entre eux », a-t-elle ajouté, estimant que Sciences Po « fait l’objet d’un intérêt disons, peut-être, déraisonnable ».

Mercredi en Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron avait dénoncé comme « inqualifiables et parfaitement intolérables » les propos rapportés lors de la mobilisation pro-palestinienne à Sciences Po Paris le 12 mars.

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