Raed Saleh libéré et placé en résidence surveillée
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Raed Saleh libéré et placé en résidence surveillée

La cour a rejeté l'appel de l'Etat contre la libération de l'islamiste qui avait salué l'attaque au mont du Temple ; Il attend son procès pour incitation au terrorisme

Le chef de la Branche du nord du mouvement islamique en Israël, Sheikh Raed Salah, arrive pour une audience à la cour des magistrats de Haïfa, le 29 mars 2018 (Crédit :  Flash90)
Le chef de la Branche du nord du mouvement islamique en Israël, Sheikh Raed Salah, arrive pour une audience à la cour des magistrats de Haïfa, le 29 mars 2018 (Crédit : Flash90)

Une éminente personnalité islamiste, qui a été arrêtée à plusieurs reprises dans le passé pour avoir fomenté des violences, a été placé en résidence surveillée vendredi, après presque un an d’incarcération, pour des accusations d’incitation au terrorisme.

La libération du sheikh Raed Saleh, un Arabe israélien, est survenue après que la cour de district de Haïfa a rejeté un appel de l’Etat qui réclamait une prolongation de sa détention. Sa libération a été conditionnée à une surveillance électronique et à d’autres restrictions.

Salah, un leader de la Branche du nord du Mouvement islamique en Israël, dorénavant interdite, a été salué aux cris de « Allah akbar » — qui signifie en arabe « Dieu est grand » – par ses partisans à sa sortie de la salle du tribunal.

Le religieux, un résident de la ville d’Umm al-Fahm, dans le nord du pays, restera dans la ville arabe de Kafr Kanna pendant son assignation à domicile. Les habitants de la ville ont brandi des drapeaux islamistes verts pour célébrer sa libération.

La libération de Saleh a été ordonnée jeudi par la cour des magistrats de Haïfa, une décision dont l’Etat a fait appel mais qui a été confirmée vendredi par la cour de district.

Saleh avait été arrêté au mois d’août 2017 après avoir fait l’éloge de trois arabes israéliens qui avaient tué deux agents de police lors d’un attentat perpétré au sein du complexe religieux du mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, au mois de juillet 2017.

L’attentat et la décision israélienne qui avait suivi de renforcer la sécurité sur le lieu saint, avaient significativement accru les tensions entre l’Etat juif et le monde arabe à ce moment-là, surtout avec la Jordanie.

Dans le cadre de l’inculpation, les procureurs ont également inclus deux chefs d’accusation d’incitation au terrorisme en raison de discours prononcés où il encourageait les affrontements violents autour du mont du Temple.

Saleh a été condamné à de nombreuses reprises dans le passé pour des activités liées au terrorisme et il a été libéré au mois de janvier d’une prison israélienne après y avoir purgé une peine de neuf mois pour incitation à la violence et pour racisme.

A lire : L’ascension de Raëd Saleh, le chef islamiste israélien qui veut Jérusalem au coeur d’un califat

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