Ramat Gan : Arrestation d’un homme soupçonné d’avoir tué sa mère
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Ramat Gan : Arrestation d’un homme soupçonné d’avoir tué sa mère

Le fils a été placé en détention après un signalement de l'hôpital qui a éveillé les soupçons ; sa mère serait la 3è femme tuée par quelqu'un qu'elle connaissait en 2020

A titre d'illustration : une voiture de police israélienne à Petah Tikva, le 4 août 2017. (Crédit : Roy Alima/ Flash90)
A titre d'illustration : une voiture de police israélienne à Petah Tikva, le 4 août 2017. (Crédit : Roy Alima/ Flash90)

Un homme de la ville de Ramat Gan a été arrêté mercredi, car il est soupçonné d’avoir assassiné sa mère quarante-huit heures auparavant, a fait savoir la police dans un communiqué.

Selon la police, la victime, âgée de 72 ans, avait été hospitalisée lundi dans un état grave. Elle n’a pas survécu.

« Un rapport établi par l’hôpital a éveillé des soupçons portant sur la possibilité d’un acte criminel », ont indiqué les forces de l’ordre.

Aucun détail n’a été donné sur la nature de ses blessures. Ni son identité, ni celle de son fils n’ont été révélés.

L’homme de 47 ans sera présenté devant les juges mercredi. La police réclamera une prolongation de sa détention.

Selon un bilan du quotidien Haaretz, s’il s’avère que le quadragénaire a bien tué sa mère, cette dernière serait la 13è femme à avoir été assassinée par quelqu’un qu’elle connaissait en Israël en 2020 – un chiffre qui correspond au nombre de femmes tuées dans des crimes semblables pour toute l’année 2019.

Des femmes manifestent contre la violence à l’égard des femmes sur la place Habima à Tel Aviv, le 18 mai 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

Treize Israéliennes avaient été tuées en 2019 par une personne qu’elles connaissaient. En 2018, elles avaient été 25 – un nombre record qui n’avait pas été enregistré depuis des années – ce qui avait entraîné une série de manifestations et des appels lancés aux autorités en faveur d’un passage à l’acte contre les violences croissantes faites aux femmes.

Un grand nombre de victimes avait porté plainte avant de mourir, signalant être inquiètes pour leur sécurité.

La police et les organisations des services sociaux ont indiqué que les plaintes pour violences conjugales avaient connu une hausse majeure depuis le début de la crise du coronavirus, de nombreuses familles restant cloîtrées chez elles dans une période marquée par de forts niveaux de stress.

Le 1er juin, des milliers d’Israéliens s’étaient réunis lors d’une manifestation à Tel Aviv pour réclamer des actions gouvernementales susceptibles de mettre un terme aux violences faites aux femmes. Cela avait été la deuxième manifestation de ce type en moins d’un mois.

Des Israéliens protestent contre les violences faites aux femmes dans Tel Aviv le 1 juin 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

Les organisateurs avaient affirmé que la plus grande partie du budget de 250 millions de shekels, qui avait été approuvé en 2017 pour des programmes nationaux de sensibilisation aux violences conjugales, n’avait pas encore été transférée aux autorités compétentes.

Ce mouvement de protestation avait eu lieu alors que le ministère des Affaires sociales avait publié des chiffres montrant une hausse de 112 % du nombre de plaintes pour violences conjugales via sa ligne d’urgence au mois de mai, par rapport au mois d’avril.

Au mois de mai, la Knesset avait approuvé la formation d’une sous-commission chargée de la lutte contre les violences conjugales faites aux femmes, qui siégera sous l’autorité de la commission pour la promotion des femmes (le mois dernier, les groupes féministes se sont indignés après la désignation à la présidence de la commission du député Oded Forer, le seul homme du panel).

Au mois de juin, la Commission des Lois a voté en faveur d’un projet de loi qui prévoit d’imposer le suivi électronique des hommes violents soumis à une ordonnance de restriction. Le système avertirait l’homme suivi et la police s’il s’approche trop de sa victime ou du domicile de cette dernière, contrevenant en cela à un jugement du tribunal.

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