Rapport : La Syrie arme le Hezbollah avec 75 tanks de l’ère soviétique
Rechercher

Rapport : La Syrie arme le Hezbollah avec 75 tanks de l’ère soviétique

Un journal Kuwaiti affirme que 100 soldats iraniens ont atterri à Damas

Un fichier image pris le 21 septembre 2015 montre un portrait de Hassan Nasrallah (en haut), le chef du mouvement du Hezbollah du Liban, et des portraits de membres tués au combat affichés dans une rue de la capitale syrienne, Damas. (Crédit : AFP PHOTO / JOSEPH EID)
Un fichier image pris le 21 septembre 2015 montre un portrait de Hassan Nasrallah (en haut), le chef du mouvement du Hezbollah du Liban, et des portraits de membres tués au combat affichés dans une rue de la capitale syrienne, Damas. (Crédit : AFP PHOTO / JOSEPH EID)

L’armée syrienne a donné des douzaines de tanks datant de l’ère soviétique à l’organisation islamiste du Hezbollah pour aider à combattre ses ennemis, selon le journal Koweitien Alrai.

Selon le rapport, le mouvement vient aussi bien de l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et la Russie qui ont lancé une salle des opérations conjointe afin de coordonner leur campagne et vaincre le groupe de l’Etat islamiste qui a capturé des pans de territoire syrien durant les quatre années de guerre civile.

Le journal cite des sources officielles affirmant que chaque partie sera responsable de quartiers précis avec la Russie, opérant à Latakia, Hama et dans la région d’Alep alors que l’Iran défendra la capitale syrienne Damas et la zone au sud du côté syrien sur le plateau du Golan.

Le rapport cite également que quelque 100 forces spéciales formées à la guerre urbaine sont arrivées à Damas.

Le Hezbollah prendra position aux environs de la ville de Homs, où la ville antique de Palmyre, désormais largement décimée par l’Etat Islamique, se trouve.

Pendant ce temps, les forces israéliennes de défense se sont préparées à une éventuelle guerre au sol sur le côté syrien du Golan où des tirs substantiels de roquettes et des attaques terroristes sont menés contre Israël et coordonnés par les djihadistes sunnites ou le Hezbollah.

Le nombre d’Islamistes afflue dans cette zone proche de la frontière avec Israël, dont l’armée est à un état d’alerte élevé.

La Deuxième chaine a affirmé le mois dernier que l’armée avait procédé à des exercices de grande envergure en simulant une avancée en Syrie avec une éventuelle évacuation des civils israéliens résidant dans les communautés frontalières.

Le déploiement des tanks survient moins d’une semaine, après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait affirmé au président russe Vladimir Poutine, avoir eu écho d’aucune opposition à un avertissement lancé à Moscou et qu’Israël agirait pour contrecarrer les transferts d’armes meurtrières de l’armée syrienne au Hezbollah.

Netanyahu a affirmé à Poutine dans des termes sans équivoque qu’Israël ne tolérerait pas les efforts iraniens visant à armer les ennemis d’Israël dans la région et que Jérusalem a pris et continuera de prendre des actions contre de telles attaques.

« Il n’y avait aucune objection à nos droits et à ce que je disais. Au contraire, il était prêt à s’assurer que quelques soient les intentions de la Russie pour la Syrie, la Russie ne sera pas associée par des actions extrêmes menées par l’Iran à notre encontre. »

En amont de leur entrevue, des déclarations avaient été faites à la presse, Netanyahu avait affirmé à Poutine que l’Iran et la Syrie arment le Hezbollah avec des armes de pointe, des milliers d’entre elles sont dirigées vers des villes israéliennes.

« Au même moment, l’Iran sous les auspices de l’armée syrienne, tente de construire un deuxième front terroriste contre nous à partir du plateau du Golan, » a affirmé Netanyahu.

Le Premier ministre a affirmé à son hôte russe que la politique israélienne consiste à empêcher le transfert de ces armes et d’empêcher « la création d’un front terroriste et des attaques sur nous à partir du plateau du Golan.
Netanyahu est venu au Kremlin afin de ‘clarifier nos politiques’ et s’assurer qu’il n’y avait aucun malentendu entre nos forces, » a-t-il affirmé.

Poutine a affirmé que l’armée syrienne était enlisée dans sa propre guerre civile et qu’un affrontement avec Israël n’était pas envisageable.

Le président Poutine a déclaré que ‘toutes les actions russes dans la région seront toujours toujours très responsables’. « Nous avons conscience des tirs d’obus contre Israël et nous les condamnons. Je sais que ces tirs d’obus sont effectués par des éléments internes. En considération avec la Syrie, nous savons que l’armée syrienne est dans une telle situation qu’elle ne peut ouvrir un nouveau front.’

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...