Reconstitution de l’agression antisémite de Créteil
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Reconstitution de l’agression antisémite de Créteil

En décembre 2014, un jeune couple était violemment agressé à son domicile

Rassemblement contre l’antisémitisme à Créteil, le 7 décembre 2014. (Crédit : Henri Bettan/Times of Israël)
Rassemblement contre l’antisémitisme à Créteil, le 7 décembre 2014. (Crédit : Henri Bettan/Times of Israël)

En décembre 2014, des assaillants armés faisaient irruption dans une résidence à Créteil, en banlieue parisienne, et cambriolaient les lieux ou un couple de jeunes gens était présent.

Ils avaient séparé la jeune femme alors âgée de 19 ans de son compagnon de 21 ans, de confession juive. Un des assaillants avait violé la femme tandis que l’autre surveillait, et qu’un troisième était parti retirer de l’argent d’un distributeur automatique. Selon la police, ils avaient passé environ une heure dans la maison.

Avant le viol, les hommes avaient exigé que le couple leur remette leurs cartes de crédit avec les codes. Les assaillants ont conseillé au couple de ne pas prétendre qu’ils n’avaient pas d’argent, car ils savaient qu’ils étaient juifs, avait raconté le couple à la police.

A la suite de ce crime, les politiciens avaient souligné le caractère antisémite de cette agression.

Le « caractère antisémite (de l’agression) semble avéré », avait déclaré Bernard Cazeneuve. Les agresseurs « partaient de l’idée qu’être juif signifiait que l’on avait de l’argent », avaient renchéri les enquêteurs.

« L’horreur de Créteil est la démonstration immonde que la lutte contre l’antisémitisme est un combat de tous les jours. Soutien à la famille, » avait déclaré le Premier ministre, Manuel Valls, sur son compte Twitter.

Deux suspects avaient alors été interpellés le jour même de l’agression.

Ce mercredi, l’un des suspects s’est rendu à Créteil pour une reconstitution des faits, rapporte Le Parisien.

La police était présente en grand nombre et avait bloqué les alentours de la rue Floris-Osmond à Créteil.

Le suspect est apparu menotté et sa tête était cachée par un blouson.

Les habitants juifs du quartier ont été interrogés par Le Parisien. Tous témoigne d’une bonne cohabitation dans ce quartier, ou les juifs continuent à porter leur kippa sur la tête. Malgré cela, des familles ont quand même préféré partir.

« Je me rappelle bien de cette histoire. On peut malheureusement trouver des déséquilibrés partout, mais le coin est plutôt calme, je porte tout le temps ma kippa et je n’ai jamais eu de problème, » a témoigné l’une des personnes interrogées.

« Il n’y a pas de climat antisémite. Ce sont des jeunes d’autres quartiers qui se retrouvent ici le soir au bord du lac. Il y a du trafic de drogue, mais la police ne passe jamais », a témoigné un autre habitant juif de Créteil.

Cette agression antisémite avait émue la communauté juive de Créteil ainsi que toute la population cristolienne qui avait organisé un rassemblement réunissant plus d’un millier de personnes.

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