Réélection quasi certaine pour Audrey Azoulay à l’Unesco
Rechercher

Réélection quasi certaine pour Audrey Azoulay à l’Unesco

La Française avait pris ses fonctions dans un contexte détérioré, en raison du départ des Etats-Unis et d'Israël qui accusaient l'institution de parti pris pro-palestinien

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l'UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l'UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)
Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l'UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l'UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, juive française d’origine marocaine et dont le père est l’un des conseillers du roi du Maroc, est pratiquement assurée d’être réélue pour un second mandat en novembre car aucun autre candidat ne s’est présenté et elle bénéficie d’un fort soutien, a-t-on appris mercredi auprès de son entourage.

Aucun autre candidat ne s’est présenté avant la date limite du dépôt de candidature lundi, et près de 75 % des pays du conseil exécutif de l’institution se sont déjà engagés à la soutenir, selon une source de son entourage, ajoutant que le processus de désignation ira évidemment à son terme en novembre en respectant les étapes prévues.

« Cela marque une très grande confiance, un très grand soutien de la majorité des Etats membres » et « toutes les conditions sont réunies pour qu’elle soit réélue », selon cette dernière.

« Soutien massif et bien mérité à la réélection de la DG (…) grâce à son bilan et ses projets », a tweeté de son côté l’ambassadeur éthiopien auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture Henok Teferra Shawl.

Audrey Azoulay avait été élue en novembre 2017 pour un premier mandat, après avoir été notamment ministre de la Culture dans le gouvernement du président socialiste François Hollande. Il est de tradition que les directeurs généraux fassent plusieurs mandats.

Mme Azoulay a pris ses fonctions dans un contexte détérioré à l’Unesco, notamment en raison du départ des Etats-Unis et d’Israël qui accusaient l’institution de parti pris propalestinien, sur fond de remise en cause frontale par Donald Trump du multilatéralisme dont l’Unesco est un représentant.

« Les tensions sur les sujets au Moyen-Orient qui ont provoqué le départ des Etats-Unis et d’Israël ont disparu, ce qui permet peut-être d’envisager leur retour au sein de l’Unesco à moyen terme », selon l’entourage de la Directrice générale.

L’Unesco a par ailleurs participé à plusieurs projets emblématiques récemment, comme la reconstruction de Mossoul, l’aide au patrimoine du Liban après l’explosion du port de Beyrouth et des actions en faveur de l’éducation pendant la pandémie.

Mme Azoulay est la seule Française à la tête d’une grande organisation des Nations unies.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...