Rencontre au Liban de deux hauts-responsables du Fatah et du Hezbollah
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Rencontre au Liban de deux hauts-responsables du Fatah et du Hezbollah

Azzam al-Ahmad et Sheikh Naim Qassem devaient discuter du besoin de mettre un terme aux "tentatives [américano-israéliennes] de mettre un terme au projet national palestinien"

Azzam al-Ahmad lors d'une conférence de presse dans un hôtel du Caire, le 13 août 2014 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)
Azzam al-Ahmad lors d'une conférence de presse dans un hôtel du Caire, le 13 août 2014 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)

Le haut-responsable du Fatah et de l’Organisation de libération de la Palestine Azzam al-Ahmad s’est entretenu avec le secrétaire-général adjoint du Hezbollah Sheikh Naim Qassem au Liban, a fait savoir le site d’information Wafa jeudi.

De hautes personnalités du Fatah ou de l’OLP ne rencontrent pas souvent des chefs du Hezbollah. Le dernier entretien de cet type, pour Ahmad, avait eu lieu à la fin de l’année 2017, lorsqu’il avait vu Hassan Nasrallah, le secrétaire-général du Hezbollah.

Les Etats-Unis et Israël considèrent le Hezbollah comme un groupe terroriste.

Lors de leur rencontre, Ahmad et Qassem ont affirmé « la nécessité de combattre les tentatives américano-israéliennes de mettre un terme au projet national palestinien », a fait savoir le communiqué émis par Wafa.

Les Palestiniens et le Hezbollah ont récemment critiqué avec âpreté les politiques américaine et israélienne mises en oeuvre dans la question du conflit israélo-palestinien.

Peu de temps après que le président Donald Trump a reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël au mois de décembre 2017, initiant le transfert de l’ambassade américaine au sein de l’Etat juif dans la ville sainte, le président de l’AP Mahmoud Abbas avait fait savoir que les Palestiniens ne participeraient plus à un processus de paix supervisé par les Américains et avait réclamé la mise en place d’un mécanisme multilatéral en remplacement.

Le cheikh Naim Qassem, chef adjoint du Hezbollah, au Liban, le 13 mai 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)

Suite à la décision prise par Trump, Abbas avait invité un certain nombre de pays à prendre part à un système multilatéral pour le processus de paix, affirmant de manière répétée qu’il ne réfléchirait pas seulement à un plan américain.

Au cours des deux derniers jours, Ahmad a rencontré plusieurs responsables au Liban et notamment le président Michel Aoun.

Jeudi après-midi, Ahmad n’a pas répondu aux appels téléphoniques.

Au début de la semaine, il s’était également rendu en Syrie où il avait rencontré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mekdad et s’était rendu à l’ouverture d’un nouveau bureau de Palestine TV, la chaîne officielle de l’AP, à Damas.

A l’ouverture du bureau de Palestine TV, il avait expliqué à un journal syrien qu’il pensait qu’Abbas se rendrait en Syrie dans un proche avenir.

« La visite du président Mahmoud Abbas est possible à n’importe quel moment… Je pense qu’elle aura lieu bientôt, si Dieu le veut », a-t-il confié à al-Watan, un journal gouvernemental pro-syrien.

Le président de l’AP ne s’est pas rendu en Syrie et n’a pas rencontré le président Bashar el-Assad depuis le début de la guerre civile dans le pays, en 2011.

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