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Reprise du procès pour corruption de Netanyahu, suspendu après l’assaut du Hamas

Le procureur de l'État déclare que son rôle dans l'affaire 4000 sera terminé en janvier, les affaires 1000 et 2000 dans les mois suivants ; les avocats du Premier ministre demandent deux audiences par semaine, au lieu de trois

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivant pour une réunion de son parti, le Likud, à la Knesset, à Jérusalem, le 3 décembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivant pour une réunion de son parti, le Likud, à la Knesset, à Jérusalem, le 3 décembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En pleine guerre contre le Hamas, le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu a repris lundi à Jérusalem, environ deux mois après sa suspension due à l’attaque sanglante du groupe terroriste islamiste palestinien le 7 octobre.

Le procès Benjamin Netanyahu a été suspendu, comme toutes les autres affaires non urgentes après le 7 octobre, date à laquelle 3 000 terroristes ont fait irruption en territoire israélien depuis la bande de Gaza, où ils ont tué près de 1 200 personnes et pris en otage plus de 240 personnes.

Le gel des procédures instauré par le ministre de la Justice Yariv Levin a expiré la semaine dernière et la plupart des tribunaux ont reçu l’ordre de reprendre leurs activités normales dès vendredi.

Au début de l’audience de lundi, la procureure Yehudit Tirosh a déclaré que l’accusation aura terminé de présenter ses éléments d’ici le mois de janvier.

Dans cette affaire, appelée affaire 4000 – Netanyahu est soupçonné d’avoir tenté de s’assurer une couverture favorable de la part du site d’informations Walla en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Shaul Elovitch, qui était patron à la fois du principal groupe de télécommunications israélien Bezek et de Walla.

Tirosh a ajouté qu’il faudrait encore un mois ou deux après janvier pour finaliser l’accusation dans l’affaire 1000, où il est soupçonné d’avoir reçu de la part de richissimes personnalités de grandes quantités de cadeaux pour environ 700 000 shekels, et dans l’affaire 2000, une affaire des négociations que le Premier ministre aurait mené pour obtenir une couverture médiatique positive du journal Yedioth Ahronoth en échange d’une régulation de ses concurrents.

Netanyahu est accusé de fraude et d’abus de confiance dans ces deux dernières affaires.

Le tribunal devait également décider d’un calendrier pour les audiences. Les avocats de la défense de Netanyahu ont demandé deux jours par semaine, au lieu de trois, pour tenir compte de la pénurie de personnel juridique, dont certains sont appelé au service de réserve dans le cadre de la guerre en cours avec le Hamas.

Le Premier ministre nie toute malversation, affirme n’avoir fait qu’accepter des cadeaux d’amis, sans les avoir sollicités, et s’estime victime d’une chasse aux sorcières. Il ne sera pas appelé à la barre dans l’immédiat mais pourrait comparaître pour déposer dans quelques mois, selon la presse israélienne.

Des responsables politiques proches du Premier ministre ont critiqué la reprise, en pleine guerre, des audiences. Lesquelles seront de toute façon réduites du fait de la mobilisation de réservistes parmi les témoins et les avocats.

« Une guerre? Des otages? … Non, non. Le plus important maintenant est de relancer le procès de Netanyahu », a ironisé David Amsalem, ministre de la Coopération régionale, sur le réseau X (ex Twitter).

Le procès a commencé il y a trois ans et, en l’état actuel des choses, la procédure, y compris les appels potentiels, ne devrait pas se terminer avant 2028-2029. Fin juin, il a été rapporté que les juges considéraient que l’accusation de corruption portée contre le Premier ministre était difficile à prouver et qu’ils s’étaient réunis avec les procureurs de l’État et l’équipe de défense de Netanyahu pour discuter de la possibilité d’un accord de plaider-coupable.

En octobre 2019, ses avocats ont déclaré avoir reçu un avis juridique d’expert concluant qu’il avait le droit d’accepter des cadeaux de la part d’amis proches.

Jeremy Sharon et Michael Bachner ont contribué à cet article.

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