Rivlin appelle à des « plans nationaux » pour protéger les animaux
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Rivlin appelle à des « plans nationaux » pour protéger les animaux

Le président a déploré la mort de huit vautours tués dans le Golan. Un oiseau malade suite à l'incident est retourné à la vie sauvage dans un "moment d'espoir"

Un vautour tombé malade après avoir été empoisonné est relâché dans la nature à Gamla, sur le plateau du Golan, le 16 mai 2019 (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
Un vautour tombé malade après avoir été empoisonné est relâché dans la nature à Gamla, sur le plateau du Golan, le 16 mai 2019 (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Le président Reuven Rivlin a condamné vendredi l’empoisonnement meurtrier de vautours sur le plateau du Golan suite au relâchement dans la nature de l’un de ces rapaces diurnes nécrophages, tombé malade en avalant la substance toxique.

« Huit vautours ont été empoisonnés et tués et l’existence même de la population de vautours est en danger, ce qui menace en fin de compte l’existence d’un grand nombre d’autres espèces de la chaîne alimentaire dont nous faisons également partie », a écrit Rivlin sur son compte Facebook.

L’Autorité israélienne de la nature et des parcs a qualifié la semaine dernière cet empoisonnement de « coup mortel » porté à la population locale de vautours, les responsables disant que les huit oiseaux représentaient la moitié du nombre total de ces rapaces dans le Golan.

Les vautours se nourrissent presque exclusivement de cadavres d’animaux, et souvent de gros animaux dont les carcasses ne pourraient pas disparaitre sans eux. En éliminant les cadavres, ils évitent la propagation de maladies, et à ce titre, ils fournissent donc un service éco-systémique particulièrement important.

Deux autres vautours tombés malades avaient été pris en charge par des cliniques vétérinaires locales et ils se sont rétablis. L’un d’entre eux a été libéré jeudi.

« Un moment d’espoir lorsque le vautour a déployé ses ailes et qu’il s’est envolé pour explorer les cieux », a dit Rivlin.

« Nous devons protéger la vie animale. Avec responsabilité, avec les yeux ouverts, avec des plans nationaux et avec le cœur ouvert », a ajouté le président qui est végétarien.

La députée du Likud Sharren Haskel, qui s’est rendue dans la Golan pour assister au relâchement de l’animal, a déclaré qu’elle prônerait une législation visant à renforcer les sanctions concernant l’empoisonnement des animaux.

« Une personne qui empoisonne un animal doit être très gravement punie », a écrit Haskel sur Twitter.

Un vautour tombé malade après avoir été empoisonné est relâché dans la nature à Gamla, sur le plateau du Golan, le 16 mai 2019 (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

La police a arrêté dimanche un suspect dans cette affaire d’empoisonnement. Le site d’information Walla a fait savoir que l’homme, qui s’appellerait Ghassan Manduri, a été assigné vendredi à domicile.

Manduri, 36 ans, est originaire du village bédouin de Tuba-Zangariyye en Galilée. Selon son avocat, il est éleveur depuis 20 ans. Il n’a pas d’antécédents judiciaires et il clame son innocence.

Ghassan Manduri, 36 ans, du village bédouin deTuba-Zangariyye en Galilée, au tribunal. Il est suspecté d’avoir empoisonné huit vautours, le 13 mai 2019. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Dans un reportage non-sourcé réalisé au début de la semaine, la Douzième chaîne a noté qu’un homme avait aspergé de produit chimique une carcasse de vache pour éloigner les prédateurs, comme les loups. Des vautours ont mangé des restes du bovin, ce qui a entraîné la mort rapide de huit d’entre eux. Des chacals et un renard sont également morts.

Des empoisonnements similaires ont décimé la population locale qui s’élevait à 130 oiseaux il y a 13 ans.

Ces actes sont majoritairement attribués à des éleveurs locaux de bétail qui tentent illégalement d’éradiquer les prédateurs qui menacent leurs cheptels.

L’AFP a contribué à cet article.

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