Riyad al-Malki : Netanyahu cherche à « provoquer » une « troisième intifada »
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Riyad al-Malki : Netanyahu cherche à « provoquer » une « troisième intifada »

Le ministre palestinien des Affaires étrangères a aussi estimé lundi qu'il était "prématuré d'évoquer un contexte de troisième intifada"

Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)
Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)

« Netanyahu veut provoquer une troisième intifada. Netanyahu veut détourner l’attention des problèmes qu’il rencontre sur les scènes politique et diplomatique, où il a misérablement échoué », a-t-il déclaré à l’AFP en marge d’une conférence de presse à Vienne.

Selon al-Malki, le dirigeant israélien a commis une « grave erreur » en rompant le statu quo concernant l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam, investi selon les Palestiniens par un nombre croissant de visiteurs juifs.

« M. Netanyahu a élargi le spectre du conflit pour le faire passer d’un conflit politique limité avec les Palestiniens, susceptible de trouver une solution politique, à une guerre sans fin avec les musulmans dans le monde entier », a-t-il dit lors de la conférence de presse.

Toutefois, à ce stade, il est encore « prématuré d’évoquer un contexte de troisième intifada », a estimé al-Malki.

« Je crois qu’il existe toujours une possibilité de contrôler la situation, si Netanyahu collabore » en ce sens, a-t-il assuré.

Le dirigeant israélien « doit mettre fin aux violations du statu quo ante à la mosquée Al-Aqsa, conformément au droit international », a souligné le chef de la diplomatie palestinienne.

« Si nous recevons de l’autre partie une indication selon laquelle elle est également prête à apaiser la situation, nous y sommes prêts », a assuré le ministre. Mais à défaut d’un tel geste, « nous ne le pouvons pas, sinon nous serions considérés comme des collaborateurs par notre propre peuple », a-t-il martelé.

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et européenne Federica Mogherini se sont entretenus séparément à ce sujet par téléphone ces derniers jours avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

« Nous avons besoin d’une tierce partie mais Kerry et Mogherini doivent faire suivre leurs appels téléphoniques par des actions », a estimé al-Malki lundi.

Le chef de la diplomatie palestinienne devait assister dans l’après-midi à la première levée des couleurs des Territoires palestiniens au siège viennois de l’ONU, douze jours après une cérémonie similaire à New York.

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