Roman Abramovich a donné 350 M de shekels à un groupe de droite israélien
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Roman Abramovich a donné 350 M de shekels à un groupe de droite israélien

Le milliardaire juif russe a fait de généreuses donations à Elad, qui dirige la Cité de David et achète des maisons palestiniennes à Jérusalem-Est pour renforcer la présence juive

Le propriétaire du club de Chelsea Roman Abramovich au stade Stamford Bridge le 3 mai 2015. (Crédit : Photo by Clive Mason/Getty Images)
Le propriétaire du club de Chelsea Roman Abramovich au stade Stamford Bridge le 3 mai 2015. (Crédit : Photo by Clive Mason/Getty Images)

Le propriétaire du club de football de Chelsea, Roman Abramovich, a versé près de 350 millions de shekels à l’organisation de droite Elad, favorable aux implantations, qui gère des fouilles et des sites archéologiques à Jérusalem-Est et achète de manière controversée des propriétés dans les zones palestiniennes pour y accroître la présence juive, comme le montrent des documents ayant fait l’objet de fuites.

L’information a été rendue publique ce week-end dans le cadre d’une fuite de documents de FinCEN que le site d’information BuzzFeed a partagée avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et avec 108 autres médias et quelque 400 journalistes du monde entier, dont le journaliste israélien Uri Blau et Shomrim, le Centre pour les médias et la démocratie.

Les dons du milliardaire juif russe ont été révélés dans des documents du FinCEN et publiés par BBC News Arabic.

Selon le rapport, les dons à Elad proviennent de quatre sociétés des îles Vierges britanniques, dont trois appartiennent à Roman Abramovich, tandis que la quatrième est contrôlée par lui. La propriété des entreprises était auparavant anonyme.

Les dons, d’un montant de 350 millions de shekels, ont représenté la moitié du financement d’Elad entre 2005 et 2018, faisant du milliardaire russe son plus grand donateur, rapporte le quotidien Haaretz.

An Israeli soldier stands in the city of David (Ir David) in east Jerusalem next to the Arab neighborhood of Silwan. (Photo credit: Matanya Tausig / FLASH90)
Un soldat israélien monte la garde devant la Cité de David située ndas Jérusalem-Est près du quartier arabe de Silwan. (Crédit : Matanya Tausig / FLASH90)

En réponse à ces révélations, un représentant de l’homme d’affaires a déclaré à la BBC : « M. Abramovich est un partisan engagé et généreux de la société civile israélienne et juive, et au cours des 20 dernières années, il a donné plus de cinq cents millions de dollars pour soutenir les soins de santé, la science, l’éducation et les communautés juives en Israël et dans le monde entier ».

Le projet phare d’Elad est la Fondation Ir David (Cité de David), dont le projet central est le parc archéologique rénové de la Cité de David, juste à l’extérieur des limites de la vieille ville de Jérusalem.

Elad achète également des maisons dans le village arabe voisin de Silwan – parfois par l’intermédiaire d’intermédiaires musulmans – et les loue à des Juifs, ce qui lui a valu d’être accusé d’alimenter les tensions dans la ville.

Roman Abramovich est devenu le citoyen le plus riche d’Israël lorsqu’il a immigré, après avoir rencontré des problèmes de visa au Royaume-Uni, au milieu d’une prise de bec diplomatique entre Londres et Moscou qui l’a finalement vu quitter Londres pour Israël. Il a obtenu une carte d’identité israélienne en vertu de la loi du retour, qui permet aux Juifs de devenir citoyens d’Israël.

Sa fortune s’élève à 12,2 milliards de dollars selon Forbes, ce qui en fait la 113e personne la plus riche du monde. Il possède au moins trois propriétés en Israël. Il a officiellement sa résidence à Jersey, dans les îles anglo-normandes, un paradis fiscal, mais ne l’a jamais utilisée.

La fuite massive de documents financiers américains a également révélé que le plus grand fabricant israélien de matériel aérospatial et aéronautique a versé au moins 155 millions de dollars à deux sociétés qui serviraient de caisse noire secrète pour l’élite kleptocratique d’Azerbaïdjan.

Comme l’a rapporté le Times of Israel dimanche, d’autres documents contenus dans la fuite indiquent que l’Arab bank, dont le siège est en Jordanie, a facilité les paiements à des organisations et des organismes soupçonnés d’être liés au terrorisme, même après avoir accepté de verser des sommes massives en compensation aux victimes du terrorisme. Les documents divulgués comprennent également des rapports sur des hommes d’affaires, des entreprises et des banques israéliennes.

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