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Rouhani nomme 3 femmes dans son cabinet élargi

Le président iranien a nommé deux vice-présidentes et une assistante spéciale, qui n'auront pas besoin d'obtenir la confiance du parlement

Hassan Rouhani, le président iranien, pendant un discours télévisé à Téhéran, le 20 mai 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Hassan Rouhani, le président iranien, pendant un discours télévisé à Téhéran, le 20 mai 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Le président iranien Hassan Rouhani, très critiqué pour ne pas avoir désigné de femmes ministres, a nommé deux vice-présidentes et une femme comme assistante spéciale, a rapporté mercredi le site du gouvernement.

Massoumeh Ebtekar a été nommée vice-présidente chargée des femmes et de la famille, Laya Joneydi vice-présidente chargée des « questions juridiques » et Shahindokht Mollaverdi assistante spéciale chargée des « droits citoyens ».

Le cabinet élargi comprend donc une femme de moins que le cabinet sortant, qui comptait trois vice-présidentes et une assistante spéciale.

Un ministre et huit vice-présidents doivent encore être désignés mais il ne s’agira a priori pas de femmes.

Contrairement aux ministres, les vice-présidents n’ont pas besoin d’obtenir la confiance du parlement, qui doit se prononcer à partir de mardi sur chaque ministre pressenti.

Le président Rouhani a été vivement critiqué, notamment par les réformateurs, pour ne pas avoir nommé de femmes à des postes ministériels et ne pas avoir rajeuni son cabinet.

« Félicitations pour la nomination massive de sunnites [qui forment moins de 10 % de la population, ndlr], de femmes et de jeunes dans le gouvernement », a ainsi ironisé dans un tweet le réalisateur Hossein Dehbashi, qui avait pris une part active dans la première campagne présidentielle de Rouhani en 2013 mais qui a multiplié les critiques ces dernières années contre lui.

« Nous nous attendions à la nomination d’une femme au moins », avait déclaré mardi Mohammad Reza Aref, chef de file des députés réformateurs au Parlement.

Il a souligné, selon les médias iraniens, que la délégation de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, venue à Téhéran samedi pour assister à la cérémonie d’investiture du président Rouhani, ne comprenait pratiquement que « des femmes, ce qui était lourd de signification ».

Des députés réformateurs ont affirmé que plusieurs ministres pressentis pourraient ne pas obtenir la confiance du parlement.

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