Rouhani réélu président avec 57 % des voix
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Rouhani réélu président avec 57 % des voix

La télévision d'Etat iranienne a "félicité" samedi le président pour sa réélection à un second mandat de 4 ans avant même l'annonce des résultats définitifs

Le président iranien Hassan Rouhani pendant un rassemblement place Azadi [place de la Liberté] à Téhéran pour marquer le 37e anniversaire de la Révolution islamique, le 11 février 2016. (Crédit : AFP/Atta Kenare)
Le président iranien Hassan Rouhani pendant un rassemblement place Azadi [place de la Liberté] à Téhéran pour marquer le 37e anniversaire de la Révolution islamique, le 11 février 2016. (Crédit : AFP/Atta Kenare)

Selon des résultats officiels, le président sortant totalisait au premier tour environ 57 % des voix face à son adversaire conservateur Ebrahim Raissi, qui a obtenu 38,3 % des voix, a annoncé samedi le ministre de l’Intérieur.

« 41,2 millions d’Iraniens ont participé (vendredi) à l’élection » présidentielle, soit un taux de participation de 73 %, a également annoncé Abdolreza Rahmani Fazli en direct à la télévision d’Etat Irib.

La télévision d’Etat Irib, organe dont le directeur est nommé par le guide suprême Ali Khamenei, a félicité M. Rouhani dans un message défilant en bas d’écran bien que les résultats officiels et définitifs n’aient pas encore été annoncés par le ministère de l’Intérieur.

Le vice-ministre de l’Intérieur, Ali Asghar Ahmadi, avait auparavant indiqué que, sur 40 millions de bulletins dépouillés, Hassan Rouhani obtenait 22,8 millions de voix contre 15,4 millions à Ebrahim Raissi, qui obtient ainsi environ 38,5 % des voix.

Deux autres candidats ont participé au scrutin, avec des scores marginaux. Le taux de participation s’élève à plus de 70 %.

Avant même l’annonce des premiers résultats partiels, des dirigeants conservateurs avaient déjà reconnu la victoire de leur adversaire.

« Les premiers décomptes montrent que M. Rohani est le vainqueur (…) et il faut le féliciter », a écrit sur le réseau social Telegram Alireza Zakani, ancien député conservateur qui avait activement participé à la campagne contre la réélection de Hassan Rouhani.

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Le premier vice-président de Rouhani, Es-Hagh Jahanguiri, qui s’était retiré de la course présidentielle en appelant à voter Rouhani, s’est félicité sur Twitter de « la grande victoire de la nation iranienne ».

Vendredi, les journalistes de l’AFP avaient constaté un vote massif des électeurs à Téhéran et en province.

Face à cette forte affluence, le vote a été prolongé de six heures et s’est achevé à minuit (19h30 GMT). Même après 18 heures de vote d’affilée, des électeurs attendaient encore leur tour de voter et certains n’ont pas pu le faire.

Rouhani, 68 ans, briguait un dernier mandat de quatre ans et affrontait Ebrahim Raissi, religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Elu en 2013, il a consacré la majeure partie de son premier mandat à la négociation d’un accord nucléaire historique avec six grandes puissances, dont les Etats-Unis, ennemi de l’Iran depuis la révolution islamique de 1979.

En échange d’une levée partielle des sanctions internationales qui frappaient l’Iran depuis près de 10 ans, Téhéran s’est engagé à limiter son programme nucléaire à des fins strictement civiles.

Cet accord n’a pas attiré les investissements étrangers espérés et n’a pas eu d’impact direct sur la vie quotidienne des Iraniens qui restent durement frappés par le chômage : 12,5 % de la population, 27 % des jeunes.

Le président en Iran n’est cependant pas le seul à prendre des décisions dans ce domaine. Elles doivent aussi recevoir l’aval du guide suprême Ali Khamenei, du puissant pouvoir judiciaire et parfois des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite.

Le scrutin s’est tenu deux jours après la décision américaine de renouveler l’allègement des sanctions contre l’Iran, conformément à l’accord nucléaire de 2015.

Mais la méfiance entre Téhéran et Washington demeure et l’administration américaine a assorti cette mesure de nouvelles sanctions ciblées liées au programme de missiles balistiques de l’Iran.

Le président américain Donald Trump, hostile à l’Iran, a en outre réservé son premier déplacement à l’étranger à un sommet avec des dirigeants musulmans en Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran.

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