Sara Netanyahu entendue dans une affaire de diffamation, huée devant le tribunal
Rechercher

Sara Netanyahu entendue dans une affaire de diffamation, huée devant le tribunal

L'épouse du Premier ministre a comparu dans un procès intenté par un ex-employé ; elle dit être "la plus vilipendée dans les médias" ; des militants la traitent de "voleuse"

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre, à son arrivée au tribunal de première instance d'Herzliya pour témoigner dans le procès en diffamation intenté par Menny Naftali, l'ancien directeur de la résidence du Premier ministre, le 2 décembre 2019. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre, à son arrivée au tribunal de première instance d'Herzliya pour témoigner dans le procès en diffamation intenté par Menny Naftali, l'ancien directeur de la résidence du Premier ministre, le 2 décembre 2019. (Avshalom Sassoni/Flash90)

L’épouse de Benjamin Netanyahu, Sara, a témoigné lundi pendant plus de trois heures dans un procès en diffamation intenté par un ancien employé de la résidence du Premier ministre contre des collaborateurs de celui-ci, et a affirmé qu’elle était « la personne la plus vilipendée des médias israéliens ».

Cette poursuite a été intentée en 2015 par Menny Naftali, l’ancien concierge de la résidence, qui, dans une autre affaire en 2017, a poursuivi avec succès Sara Netanyahu pour violence verbale et psychologique.

Mme Netanyahu a été convoquée pour témoigner à la demande de Nir Hefetz, inculpé dans l’affaire, qui était à l’époque un proche collaborateur du Premier ministre, mais qui est depuis devenu un témoin officiel contre lui dans trois affaires de corruption.

Après sa comparution devant le tribunal, les avocats de Naftali ont accepté de retirer Hefetz de la liste des prévenus.

À son arrivée au tribunal de première instance d’Herzliya, Mme Netanyahu a été chahutée par des manifestants qui l’ont traitée de « voleuse ».

« Quand je suis arrivée, j’ai été insultée et intimidée », a-t-elle dénoncé pendant son témoignage. « Ça fait cinq ans que je vis ça. »

Menny Naftali, l’ancien directeur de la résidence du Premier ministre, arrive au tribunal de première instance d’Herzliya pour une audience sur sa poursuite en diffamation contre des collaborateurs du Premier ministre, le 2 décembre 2019. (Avshalom Sassoni/Flash90)

En juin, elle a été reconnue coupable de mauvais usage de fonds publics dans le cadre d’une négociation de peine, dans une affaire concernant des allégations selon lesquelles elle aurait illégalement acheté, puis fait de fausses déclarations concernant des services de restauration à la résidence du Premier ministre.

En vertu de cet arrangement judiciaire, elle a échappé à une condamnation pour fraude aggravée, au profit d’une accusation moindre, à savoir avoir profité d’une erreur. Elle a été condamnée à payer 55 000 shekels (13 750 euros) à l’État, dont 10 000 shekels sous forme d’amende et le reste sous forme de restitution.

Lors de son témoignage de lundi, Mme Netanyahu a affirmé qu’elle n’avait signé l’accord uniquement pour éviter un procès prolongé et « pour sauver le pays de trois années d’agonie, de dépenses et de folie ».

En ce qui concerne la présente affaire, elle a déclaré que « depuis cinq ans, Menny Naftali a versé mon sang et celui des membres de ma famille [dans les médias], et je n’ai pas réagi ni donné d’interviews ».

Elle a affirmé que la plainte était fantaisiste et que Naftali « attaque de toutes parts ». Tout au long de son long témoignage, elle l’a tenu responsable à maintes reprises de l’augmentation des dépenses de la Résidence du Premier ministre au cours des années concernées.

Par ailleurs, Benjamin Netanyahu fait face à des accusations dans trois affaires de corruption distinctes, dont une pour pots-de-vin. Il nie tout acte répréhensible.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...