Shimon Samuels : « La Russie doit repenser son vote à l’UNESCO »
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Shimon Samuels : « La Russie doit repenser son vote à l’UNESCO »

"Les votes de l'UNESCO tentent désormais de supprimer 3 500 ans d'Histoire juive", a estimé le directeur du Centre Simon Wiesenthal

Simon Samuels (d) et le vice-ministre des Affaires étrangères russe à Moscou, le 2 novembre 2016 (Crédit : autorisation)
Simon Samuels (d) et le vice-ministre des Affaires étrangères russe à Moscou, le 2 novembre 2016 (Crédit : autorisation)

« Repensez votre vote à l’UNESCO sur Jérusalem et incitez les autres à en faire de même, » a déclaré le Dr Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal lors de la conférence internationale de Moscou sur la lutte contre l’antisémitisme.

Le Dr Shimon Samuels en tant que modérateur de la conférence, a appelé la Russie a revoir son vote à l’UNESCO qui fait polémique depuis presque un mois. Le 13 octobre dernier, une résolution qui nie les liens historiques et spirituels entre Jérusalem et le judaïsme a été votée à l’UNESCO, – 24 pays dont la Russie et la Chine ont voté pour tandis que 6 pays dont l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont voté contre.

Samuels a notamment rappelé qu’en 2005, l’Assemblée générale des Nations unies a établi que le 27 janvier – date de la libération d’Auschwitz-Birkenau – serait la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste.

Il a fait un parallèle entre le fait que le souvenir de l’Holocauste qui tend peu à peu à disparaître et la résolution de l’Unesco qui tend à nier les liens entre Jérusalem et les Juifs.

« Alors que le souvenir de l’Holocauste devient de plus en plus obscure, les Nations unies à travers le vote de l’UNESCO tentent désormais de supprimer 3 500 ans d’Histoire juive et 2 000 ans d’Histoire chrétienne, » a-t-il affirmé.

« Les commémorations en Occident mentionnent rarement qui a libéré Auschwitz, alors que le souvenir des victimes juives de l’Holocauste est remplacé par d’autres, » a t-il déclaré.

Un petit nombre d’ambassadeurs ont fait allusion à leur malaise face aux instructions de leurs capitales. D’autres ont feint d’ignorer les répercussions de la résolution.

Après la conférence, le Centre Simon Wiesenthal a exorté la Fédération de Russie à repenser son vote et, au Conseil exécutif de l’UNESCO en avril 2017, à conseiller ses amis et ses alliés de le rejoindre pour révoquer ces résolutions antisémites.

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