« Si Biden gagne, ce sera mauvais pour Israël et le Golfe », dit David Friedman
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« Si Biden gagne, ce sera mauvais pour Israël et le Golfe », dit David Friedman

L'ambassadeur américain a déclaré à un site émirati que le candidat démocrate saperait les efforts de l'administration Trump pour renverser l'accord nucléaire iranien

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman lors d'une visite dans l'implantation juive d'Efrat, dans le Gush Etzion, le 20 février 2020. (Gershon Elinson/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman lors d'une visite dans l'implantation juive d'Efrat, dans le Gush Etzion, le 20 février 2020. (Gershon Elinson/Flash90)

L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, a déclaré dimanche à un site d’information des Emirats arabes unis qu’une victoire de Joe Biden aux élections américaines le mois prochain verrait la politique américaine sur l’Iran évoluer d’une manière qui serait préjudiciable à Israël et aux Etats du Golfe.

Friedman a indiqué à al-Ain que l’Iran était « la question la plus importante de l’élection ».

« Comme vous le savez, Joe Biden faisait partie de l’administration Obama qui a négocié et mis en œuvre l’accord sur l’Iran, ce que le président Trump – et je partage son avis – pense être le pire accord international que les États-Unis aient jamais conclu », a commenté l’ambassadeur dans un extrait de l’interview publié sur Twitter.

“Ça a ouvert la voie à l’Iran pour obtenir une arme nucléaire », a-t-il soutenu.

En mai 2018, le président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord historique qui libérait l’Iran des sanctions en échange de garanties vérifiées par l’ONU qu’il ne cherchait pas à se doter d’armes nucléaires.

L’administration Trump et Israël avaient exprimé leur inquiétude sur le fait que l’accord encourageait Téhéran, augmentait son soutien à la terreur et comportait une clause de temporisation qui autoriserait finalement l’Iran à se doter d’une bombe.

Depuis qu’ils ont quitté l’accord, les Etats-Unis ont imposé sanctions sur sanctions à la République islamique, ce qui a paralysé son économie.

« Nous sommes en très bonne position en termes de sanctions que nous avons imposées à l’Iran, et nous pensons que si nous continuons sur cette voie, l’Iran n’aura pas d’autre choix que de mettre fin à ses activités malveillantes », a commenté M. Friedman.

« Nous avons travaillé très dur pour que l’Iran soit, je pense, dans une bien meilleure situation. Je détesterais penser qu’une nouvelle administration puisse miner cela mais, malheureusement, si Biden gagne, je pense qu’ils pourraient le faire », a-t-il ajouté.

Dans une autre citation d’al-Ain, citée par le site d’information Axios, Friedman a averti qu’un changement de politique en Iran affecterait également les pays du Golfe.

« Si Biden gagne, nous assisterons à un changement de politique qui, à mon avis, sera mauvais et sera mauvais pour la région, y compris pour Israël, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït », a-t-il déclaré.

Les relations de plus en plus étroites d’Israël avec les pays du Golfe, y compris les accords de normalisation signés le mois dernier avec les EAU et le Bahreïn, découlent d’une préoccupation mutuelle concernant l’Iran.

En représailles au retrait des États-Unis de l’accord, depuis mai 2019, l’Iran a progressivement réduit ses engagements envers le traité nucléaire de 2015, connu officiellement sous le nom de Plan d’action global conjoint.

Téhéran affirme que sa réponse a été conforme à ce dernier, mais Washington affirme qu’il a violé l’accord, et la Maison Blanche a cherché à obtenir du Conseil de sécurité une reprise des sanctions onusiennes.

Les Etats-Unis ont insisté sur le fait qu’ils étaient toujours « partie prenante » de l’accord malgré leur retrait, mais cela a été rejeté par pratiquement tous les autres membres du Conseil de sécurité.

Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées depuis que l’administration Trump s’est retirée de l’accord nucléaire. Il y a un an, Washington a envoyé des milliers de soldats supplémentaires, des bombardiers à longue portée et un porte-avions au Moyen-Orient en réponse à ce qu’ils ont appelé une menace croissante d’attaques iraniennes contre les intérêts américains dans la région.

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