Sondage JDD sur Israël : le BNVCA se dit « choqué »
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Sondage JDD sur Israël : le BNVCA se dit « choqué »

"La France doit-elle rappeler son ambassadeur en Israël ?"; publié en partenariat avec LCP, le sondage en ligne est dénoncé comme tendancieux par le BNVCA

Les tireurs d'élite israéliens se préparent à des manifestations massives de la part des Palestiniens à Gaza et à la possibilité pour les manifestants d'essayer de franchir la barrière de sécurité, le 30 mars 2018 (Forces de défense israéliennes)
Les tireurs d'élite israéliens se préparent à des manifestations massives de la part des Palestiniens à Gaza et à la possibilité pour les manifestants d'essayer de franchir la barrière de sécurité, le 30 mars 2018 (Forces de défense israéliennes)

C’est un sondage en ligne, sans valeur scientifique puisque le panel est constitué de volontaires. Il donne cependant la mesure des forces qui s’opposent sur Internet sur la représentation du conflit israélo-palestinien dans le monde francophone.

Le 16 mai dernier, soit deux jours après les émeutes « Marche du retour », organisées en bordure de la frontière israélo-gazaouie qui a causé la mort de 62 morts Palestiniens dont une majorité revendiquée par le Hamas, le Journal du dimanche a mis en ligne un sondage posant la question suivante: « La France doit-elle rappeler son ambassadeur en Israël ? » mesure de réprobation diplomatique forte.

Le vote a rassemblé 33461 voix : 34 % contre le rappel de l’ambassadeur, 64 % pour son maintien.

Une question jugée très biaisée par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

« Ce type de sondage est d’autant plus choquant qu’il discrimine l’Etat juif, et absout l’organisation islamo-terroriste Hamas qui gouverne Gaza » explique le communiqué du BNVCA.

De fait, le texte accompagnant le sondage ne fait aucune allusion aux appels au massacre du Hamas, au Jihad islamique, à l’utilisation de boucliers humains, au possible financement iranien, ni au fait que les émeutes, qui ont réuni 40 000 personnes se déroulaient à proximité d’une frontière.

« Le BNVCA qui recense depuis 18 ans les actes antisémites a prouvé que l’incitation à la haine d’Israël est la source du passage à l’acte anti-juif, et la cause du départ des français juifs pour des contrées moins hostiles. »

Israël a accusé le groupe terroriste du Hamas d’encourager les manifestations et de les utiliser comme couverture pour tenter de perpétrer des attentats terroristes, notamment en tirant sur les soldats et en tentant de franchir la clôture de la frontière.

Des manifestants palestiniens utilisent des lance-pierre contre les forces israéliennes lors d’affrontements le long de la frontière avec la bande de Gaza à l’est de Khan Younès le 18 mai 2018. (AFP PHOTO / SAID KHATIB)

La mort de plus de 60 Palestiniens lors des violentes émeutes du 14 mai a été accueillie avec indignation par la communauté internationale qui réclame une enquête indépendante sur les événements.

Le Hamas a par la suite admis que 50 des morts étaient des membres du groupe terroriste. Trois autres étaient membres du Jihad islamique palestinien.

Depuis le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens ont pris part aux manifestations hebdomadaires de la « Marche du retour », qui, selon Israël, sont orchestrées par le groupe terroriste du Hamas et servent de couverture pour les tentatives d’attentats terroristes et les violations de la barrière frontalière.

Les manifestations violentes devaient prendre fin le 15 mai, mais les dirigeants du Hamas ont déclaré qu’ils voulaient qu’elles se poursuivent.

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