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Suède : trois migrants renvoyés devant la justice pour l’attaque d’une synagogue

Peu après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d'Israël, une dizaine de personnes avaient jeté six engins incendiaires sur la synagogue de Göteborg

La ville suédoise de Gothenburg. (Crédit : Wikimedia/JLogan)
La ville suédoise de Gothenburg. (Crédit : Wikimedia/JLogan)

Trois jeunes migrants vont être jugés en Suède pour leur participation à l’attaque au cocktail Molotov d’une synagogue en décembre 2017, ce qu’ils nient, ont annoncé vendredi le parquet et leurs avocats.

Identifiés grâce aux caméras de surveillance de la synagogue, les accusés, âgés de 19 à 24 ans, originaires de Syrie et des Territoires palestiniens, comparaîtront à partir du 12 juin devant le tribunal de Göteborg (sud-ouest) pour incendie criminel aggravé.

Deux autres personnes avaient été arrêtées dans cette enquête avant d’être mises hors de cause faute de preuve.

Dans la soirée du neuf décembre, quelques jours après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël, une dizaine de personnes avaient jeté six engins incendiaires sur la synagogue de Göteborg, la deuxième ville de Suède, a indiqué à l’AFP la procureure Stina Lundqvist.

Une vingtaine de jeunes qui se trouvaient dans une salle adjacente s’étaient réfugiés dans la cave avant de pouvoir quitter les lieux sains et saufs.

Les trois accusés clament leur innocence. Selon l’avocat du plus âgé, le dossier n’apporte pas la preuve de la présence de son client sur les lieux.

« Tout repose sur un film de vidéosurveillance sur lequel on dénombre une dizaine de personnes. Or on n’y reconnaîtrait pas son propre fils », a assuré à l’AFP Edip Samuelsson.

Arrivé il y a quelques mois en Suède, son client est un « garçon simple et ordinaire qui travaille pour aider sa famille en Syrie », explique-t-il.

Le plus jeune nie également sa participation, a fait savoir son défenseur à l’AFP.

La procureure reconnaît que les images de vidéosurveillance « ne sont pas très nettes » mais permettent d’identifier des vêtements et l’accusation s’appuie par ailleurs sur la téléphonie et des témoignages.

« Il s’agit de jeunes hommes arrivés récemment en Suède, qui ont des consciences politiques affirmées », a-t-elle expliqué à l’AFP.

Ils encourent au minimum six ans de prison.

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