Syrie : 12 combattants pro-Iraniens tués dans des raids imputés à Israël
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Syrie : 12 combattants pro-Iraniens tués dans des raids imputés à Israël

"Huit raids ont visé le quartier général des forces pro-iraniennes dans l'est de la province de Deir Ezzor", a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme

On peut voir une explosion venant d'une base aérienne, qui serait utilisée par des milices soutenues par l'Iran, en dehors de la ville d'Hama dans le nord de la Syrie, le 29 avril 2018. (Capture d'écran: Facebook)
On peut voir une explosion venant d'une base aérienne, qui serait utilisée par des milices soutenues par l'Iran, en dehors de la ville d'Hama dans le nord de la Syrie, le 29 avril 2018. (Capture d'écran: Facebook)

Au moins 12 combattants pro-iraniens ont été tués dans des raids aériens sur l’une de leurs positions dans l’est de la Syrie, a rapporté dimanche une ONG syrienne, qui a estimé qu’Israël était « probablement » responsable de l’attaque.

« Huit raids ont visé (samedi soir) le quartier général des forces pro-iraniennes dans l’est de la province de Deir Ezzor, tuant 12 combattants irakiens et afghans, et détruisant des véhicules et des munitions », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) dans un communiqué.

L’OSDH a indiqué que les sites avaient été fortifiés et réapprovisionnés trois jours auparavant.

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a affirmé à l’AFP qu’Israël était « probablement » responsable des frappes.

D’après l’OSDH, qui a un large réseau de sources en Syrie en guerre, les dernières frappes ont eu lieu après que les forces afghanes ont apporté des renforts près de la frontière irakienne à une grande base iranienne près de la ville d’Al-Mayadin sur l’Euphrate.

Israël confirme rarement ses attaques en Syrie mais martèle régulièrement qu’il ne laissera pas ce pays devenir la tête de pont de Téhéran, principal soutien régional du régime de Bachar al-Assad.

Des explosions sont observées dans le ciel de Damas alors que l’armée syrienne tire des missiles anti-aériens sur des cibles lors d’une attaque attribuée à Israël, le 6 février 2020. (SANA)

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie voisine, Israël a mené de nombreux raids contre les forces du régime syrien mais aussi ses alliés, l’Iran et le mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah, deux ennemis de l’Etat hébreu.

Récemment, des positions armées appartenant aux forces iraniennes et aux groupes pro-gouvernementaux ont été ciblées à plusieurs reprises, en particulier dans la région de Deir Ezzor.

Les forces iraniennes, irakiennes et pro-Damas sont déployées dans une vaste zone dans l’est de la province de Deir Ezzor, en particulier entre les villes frontalières de Boukamal et d’Al-Mayadin.

Dans le passé, les bases iraniennes à Deir Ezzor ont été ciblées dans des frappes attribuées à Israël, qui a mené des centaines de raids en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. L’Etat hébreu visait alors des forces alliées iraniennes et des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Les frappes aériennes sont intervenues après qu’Israël a ciblé un entrepôt d’armes dans la zone de Masyaf dans le nord de la Syrie jeudi soir, tuant neuf personnes et causant d’importants dégâts, selon des articles des médias en Syrie. Selon l’agence de presse syrienne de l’Etat Sana, les défenses aériennes du pays ont été activées suite à la frappe.

Une explosion est observée à la suite d’une présumée attaque israélienne contre une cache d’armes du Hezbollah près de Homs, dans le centre de la Syrie, le 1er mai 2020. (Capture d’écran : Twitter)

L’OSDH a indiqué que quatre des personnes tuées jeudi soir étaient des citoyens syriens et les cinq autres étaient de nationalité inconnue. Des images vidéos de Syrie, partagées sur les réseaux sociaux, montraient des missiles anti-aériens syriens être tirés dans le ciel. On pouvait également voir d’importants incendies provoqués par les frappes aériennes.

Des analystes du conflit syrien ont identifié la cible de la frappe – en se basant sur des photographies et des vidéos de la scène – comme étant le Centre de recherche et d’études scientifiques de Syrie, également connu comme CERS. Il s’agit d’un laboratoire de défense associé à la production d’armes chimiques et des missiles avancés, qui aurait déjà été bombardé par Israël en juillet 2018.

Israël a prévenu, à de nombreuses reprises, que l’Iran et ses alliés, notamment le groupe terroriste libanais du Hezbollah, développaient des missiles guidés de précision.

L’attaque israélienne présumée de jeudi soir s’était produite quelques jours après une frappe aérienne dans l’est de la Syrie qui avait aussi été attribuée à Israël. Cinq combattants non-syriens soutenus par l’Iran auraient été tués dans cette frappe. La frappe avait ciblé trois véhicules militaires appartenant à des combattants paramilitaires soutenus par l’Iran à proximité de la frontière irakienne, selon l’OSDH. Rami Abdul Rahmane avait déclaré qu' »Israël était probablement responsable » de la frappe.

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