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Tesfebarhan Tesfasion condamné à vie pour meurtre, plus 15 ans pour viol

Le migrant érythréen qui avait avoué avoir tué la fille de son épouse avait reconnu avoir prémédité son attaque à l'encontre de Sylvana Tsegai, 12 ans, à Tel Aviv

Sylvana Tsegai, retrouvée morte à Tel Aviv le 26 novembre 2018. (Autorisation)
Sylvana Tsegai, retrouvée morte à Tel Aviv le 26 novembre 2018. (Autorisation)

Un homme a écopé d’une peine de prison à vie – plus quinze ans d’emprisonnement supplémentaires – de la part de la cour de district de Tel Aviv dans l’affaire du viol et du meurtre prémédité de la fille de son ex-épouse, qui était âgée de 12 ans à l’époque des faits.

Avant qu’il soit reconnu coupable au mois d’octobre, Tesfebarhan Tesfasion, un migrant érythréen, avait admis avoir violé Sylvana Tsegai, avant de la tuer, dans le cadre d’un arrangement judiciaire.

Tesfasion a écopé d’une peine de prison à vie pour le meurtre, plus quinze années de détention supplémentaires pour le viol.

Selon les documents du tribunal, la victime âgée de 12 ans, Sylvana Tsegai, s’était débattue, griffant son agresseur au visage et tentant de le repousser pendant qu’il la violait. Il l’avait ensuite tuée par strangulation.

Tesfebarhan Tesfasion avait pris la fuite depuis deux jours lorsqu’il avait été arrêté à Tel Aviv.

Tesfebarhan Tesfasion, ressortissant érythréen, arrêté pour le meurtre présumé de l’adolescente, fille de son ex-partenaire, le 28 novembre 2018. (Autorisation)

Les documents avaient révélé qu’il avait été marié à la mère de Tsegai entre avril 2016 et juin 2018. Durant cette période, il s’était montré violent à plusieurs reprises.

Après le divorce du couple, l’ex-femme de Tesfasion avait rejeté ses demandes de réconciliation et elle avait même été jusqu’à changer les serrures de son appartement et de l’immeuble pour l’empêcher d’accéder à son logement.

Dans les jours qui avaient précédé le meurtre, Tesfasion avait suivi son ex-femme et il était parvenu à entrer dans l’appartement pour prendre des documents. Tsegai était présente à ce moment-là.

La jeune fille avait alors appelé la police pour signaler la présence de l’ex-mari de sa mère, mais elle n’avait pas fait état de violences de la part de l’homme.

Selon les procureurs, quelques heures avant le meurtre, Tesfasion avait accosté la mère devant son immeuble, mais elle avait refusé de lui parler. Il l’avait alors appelé depuis une cabine téléphonique et lui avait dit : « Ne t’inquiète pas, je vais te montrer, ne t’inquiète pas ».

Le 26 novembre vers midi, sachant que Tsegai allait rentrer de l’école et qu’elle serait seule chez elle, Tesfasion avait grimpé sur le toit de l’immeuble voisin et il avait attendu son arrivée. Vers 15 heures, il avait constaté que la porte de l’appartement était ouverte. Il avait alors sauté du toit, faisant irruption dans l’appartement.

La police devant la maison de Sylvana Tsegai retrouvée morte à Tel Aviv le 26 novembre 2018. (Crédit : Flash90)

Une fois à l’intérieur, il avait agressé Tsegai, la jetant sur un lit avant de la violer, avaient dit les procureurs.

« L’accusé a étranglé la victime avec ses deux mains pendant un long moment, jusqu’à ce que la victime n’oppose plus de résistance », avait noté l’acte de mise en examen.  » Puis, afin de s’assurer qu’elle était bien morte, l’accusé a pris le téléphone et les clés de la victime, a verrouillé l’appartement et l’entrée de l’immeuble, pendant que la victime gisait dans une mare de sang, et il a quitté le bâtiment. »

Ce soir-là, la mère de Tsegai, qui travaillait, avait commencé à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles de sa fille. Après avoir passé de nombreux appels pour tenter de la retrouver, elle avait demandé à quitter son lieu de travail pour rentrer chez elle. Elle craignait que Tesfasion lui ait fait du mal. Son employeur l’avait accompagnée jusqu’à l’appartement, où ils avaient trouvé le corps sans vie de Tsegai.

Tesfasion était entré en Israël en 2010 par la frontière égyptienne et il était déjà connu des autorités pour d’autres délits.

Cet assassinat avait suivi la découverte du corps d’une autre adolescente, dans le nord du pays. Il s’agissait de Yara Ayoub, âgée de 16 ans.

Ces évènements avaient déclenché une vague de manifestations contre les violences faites aux femmes et l’inaction du gouvernement.

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