Treize suspects dans le viol présumé à Eilat après deux nouvelles arrestations
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Treize suspects dans le viol présumé à Eilat après deux nouvelles arrestations

Le tribunal a ordonné la libération d'un des suspects, arguant d'un manque de preuves sur son implication ; une assignation à résidence a été imposée à la directrice de l'hôtel

L’Hôtel Red Sea d'Eilat, où un viol collectif aurait eu lieu à la mi-août 2020. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)
L’Hôtel Red Sea d'Eilat, où un viol collectif aurait eu lieu à la mi-août 2020. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)

La police a arrêté lundi soir deux nouveaux individus dans l’affaire du viol collectif présumé contre une jeune fille de 16 ans dans un hôtel d’Eilat au début du mois, portant le nombre de suspects à 13. De nouvelles arrestations sont attendues.

Lundi également, l’un des jeunes hommes arrêtés dans l’incident a été remis en liberté par un juge du tribunal d’instance d’Ashkelon – où sa détention provisoire a été examinée – qui a déclaré qu’il n’y avait « aucune raison probable » de soupçonner l’homme de toute implication dans l’acte.

Son avocat, Michael Bouskila, a exprimé sa gratitude pour cette décision : « Mon client dormait au moment des faits et n’était nullement impliqué [dans l’affaire]. »

La police a déclaré avoir arrêté deux autres mineurs dans l’affaire lundi. Les responsables ont déclaré qu’ils s’attendaient à d’autres arrestations dans les prochains jours. Parmi les individus en état d’arrestation se trouvent des mineurs et des adultes.

Dans l’intervalle, la détention provisoire d’un homme de 27 ans de Hadera a été prolongée de quatre jours. Selon le radiodiffuseur Kan, il est soupçonné de possession et de partage de visuels du viol.

La directrice de l’hôtel Red Sea, où l’agression présumée a eu lieu, a été interrogée et placée en état d’arrestation dimanche. Elle est soupçonnée de ne pas avoir empêché le crime et d’obstruction dans l’enquête policière. Elle a été assignée à résidence lundi.

Cette affaire de viol collectif présumé a choqué le pays et suscité des appels à des réformes. Selon des témoignages, un large groupe d’hommes aurait attendu devant la chambre d’hôtel de la jeune fille mineure, en état d’ivresse, attendant patiemment leur tour pour la violer, les témoins oculaires n’étant pas intervenus.

Des Israéliens participent à une manifestation de soutien à la jeune victime de 16 ans d’un viol collectif présumé à Eilat, à Tel Aviv, le 20 août 2020. (Tomer Neuberg / Flash90)

Dimanche, des centaines de personnes ont manifesté à Tel Aviv contre les politiques gouvernementales en matière de violence sexuelle. Quelque 1 500 manifestants se sont rassemblés sur la place Rabin, et de plus petits rassemblements ont eu lieu dans les villes de Haïfa, Kiryat Ono, Beer Sheva et ailleurs.

Dimanche également, des milliers d’Israéliens ont observé un arrêt de travail symbolique pour dénoncer les violences sexuelles contre les femmes. La grève, qui a commencé à midi et duré une heure, s’est tenue « pour protester contre la violence croissante contre les femmes et les filles en Israël et contre l’absence de sanctions suffisantes », a déclaré le groupe de femmes « Bâtir une alternative ».

Le ministre du Tourisme, Assaf Zamir, a déclaré lundi qu’il formerait une équipe de professionnels pour créer un plan de prévention de la violence sexuelle dans les hôtels et renforcer la sécurité des clients dans les établissements.

Un haut responsable de la police a déclaré dimanche à la Douzième chaîne que les enquêteurs détenaient des preuves renforçant les affirmations de la victime.

« Toute cette affaire est basée sur son témoignage et ce témoignage est étayé, entre autres, par les conclusions que nous avons recueillies jusqu’à présent », a-t-il déclaré.

Le responsable a déclaré que les preuves indiquent que le viol a duré longtemps et que les enquêteurs disposaient d’informations sensibles qu’ils n’étaient pas encore disposés à révéler.

« C’est un viol choquant qui a duré de nombreuses heures », a-t-il déclaré.

Les enquêteurs pensent que le nombre d’agresseurs était probablement à deux chiffres, a rapporté le site d’information Walla. Les rapports initiaux indiquaient que leur nombre s’élevait à 30, mais l’avocate de la jeune fille a déclaré que ce chiffre ne provenait pas de sa cliente et qu’il avait depuis été remis en question.

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