Trois monuments de la Shoah tagués de croix gammées en Ukraine et en Russie
Rechercher

Trois monuments de la Shoah tagués de croix gammées en Ukraine et en Russie

Un message tagué dans un ancien camp de concentration menace les dirigeants ukrainiens : "La vente des terres ukrainiennes vous mènera rapidement à la Shoah"

Un monument commémorant les victimes de la Shoah vandalisé à Bogdanovka, en Ukraine le 15 septembre 2020. (Crédit : Eduard Dolinsky)
Un monument commémorant les victimes de la Shoah vandalisé à Bogdanovka, en Ukraine le 15 septembre 2020. (Crédit : Eduard Dolinsky)

Lors de trois incidents cette semaine, des croix gammées ont été peintes sur deux monuments pour les victimes de la Shoah en Ukraine, et un autre en Russie.

Dans l’ancien camp de concentration de Bogdanovka, dans le sud de l’Ukraine, un message accompagné de trois croix gammées a été laissé. Il s’adressait à trois responsables juifs du pays : au chef de l’État ukrainien Volodymyr Zelensky, à l’ancien homme politique Yevhen Chervonenko et à Eduard Dolinsky, directeur du Comité juif ukrainien.

« Reprenez vos esprits, s’il vous plaît, arrêtez, car la vente de terres ukrainiennes vous mènera rapidement à la Shoah », menaçait le message.

D’autres croix gammées ont été gravées et peintes sur le monument de marbre commémorant le meurtre de 54 000 Juifs à cet endroit pendant la Shoah, a écrit Eduard Dolinsky mardi sur Facebook.

Le même jour, un autre incident a été rapporté près de Kirovgrad, à quelque 160 kilomètres au nord de Bogdanovka, où des croix gammées ont été taguées sur une dalle de marbre commémorant le massacre de milliers de Juifs en 1942. « Mort aux youpins », a été écrit au pied du monument.

La police recherche les auteurs des deux incidents, a écrit la police nationale ukrainienne dans une déclaration.

En Russie, la police a arrêté un homme de 30 ans pour avoir peint une croix gammée et versé de la peinture jaune sur un monument aux victimes de la Shoah à Aksay, un village situé à l’extérieur de la ville de Rostov-sur-le-Don, près de la frontière ukrainienne. L’homme avait un différend avec un employeur et aurait évacué sa frustration en détruisant le monument, a rapporté vendredi le site d’information Volga Kaspiy.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...