Trump envoie une note manuscrite au mur Occidental
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Trump envoie une note manuscrite au mur Occidental

Selon sa fille Ivanka, Trump est un “défenseur incroyable” d'Israël et déplacerait “à 100%” l'ambassade américaine à Jérusalem

Le message placé au mur Occidental au nom de Donald Trump, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, en octobre 2016. (Crédit : Twitter)
Le message placé au mur Occidental au nom de Donald Trump, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, en octobre 2016. (Crédit : Twitter)

Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, Donald Trump, a écrit une note qui doit être placée entre les pierres du mur Occidental.

La note, écrite à la main, a été donnée à l’un des conseillers de Trump pour être livrée au mur.

Elle a été photographiée par l’équipe de Trump et envoyée au quotidien israélien hébraïque Yedioth Ahronoth, et porte l’inscription suivante : « Seigneur. Puissiez-Vous bénir les Etats-Unis, nos forces armées et nos alliés. Que Votre main directive protège et renforce notre grande nation. »

Selon Ynet, Trump a écrit la note après une conversation avec sa fille Ivanka, qui est juive. Les fidèles placent traditionnellement des notes dans les crevasses du mur Occidental, ancien mur de soutien du deuxième Temple et dernière partie du Temple toujours debout. Le mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump sur scène avec sa fille, Ivanka Trump, au quatrième jour de la Convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016. (Crédit : Joe Raedle/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine Donald Trump sur scène avec sa fille, Ivanka Trump, au quatrième jour de la Convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016. (Crédit : Joe Raedle/Getty Images/AFP)

D’autre part, Ivanka Trump a assuré jeudi aux électeurs juifs de Floride que Donald Trump déplacerait l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem « à 100 % » s’il était élu président.

La fille du candidat républicain, qui s’est convertie au judaïsme en 2010 et a épousé un homme juif, a appelé son père un « défenseur incroyable » de l’Etat d’Israël et du peuple juif, pendant un discours à la Shule de Bar Harbour à Surfside, a annoncé le Jewish Insider. « Vous ne serez pas déçus », a-t-elle dit au public pendant ce discours, qui a été en partie filmé.

En plus d’affirmer que Donald Trump déplacerait l’ambassade à Jérusalem, qu’elle a appelé « la capitale éternelle », elle a ajouté qu’il avait soutenu sa conversion au judaïsme avant son mariage avec Jared Kushner.

« Je respecte tant le fait qu’il m’ait soutenue depuis le premier jour, a-t-elle déclaré. Il n’y a pas eu de question, pas d’argument. Il m’a beaucoup appuyée. »

Interrogée pour savoir si le judaïsme l’avait inspirée à être ce qu’elle est aujourd’hui, Ivanka Trump a répondu qu’elle avait « le sentiment que le judaïsme aide votre boussole morale. » Le judaïsme « a été une grande bénédiction dans ma vie », a-t-elle ajouté.

Ivanka Trump et sa demi-sœur Tiffany ont également fait campagne à Jupiter et Riviera Beach, selon la campagne Trump.

Les électeurs juifs représentent 3 à 6 % de l’électorat dans l’état crucial de Floride. Clinton mène dans les sondages de 1,6 point, selon RealClearPolitics. Une récente étude a montré que Clinton devançait Trump de 43 points parmi les électeurs juifs de Floride.

Le Congrès avait voté en 1995 une loi imposant le déplacement de l’ambassade à Jérusalem, mais en accordant une dérogation au président. Chaque président a depuis exercé cette dérogation, citant les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

En décembre, alors qu’il s’adressait à la Coalition juive républicaine, Donald Trump avait refusé de s’engager à reconnaitre Jérusalem comme la capitale indivisible d’Israël. En janvier, il avait cependant déclaré que la ville était « la capitale éternelle » d’Israël et était « certain à 100 % » d’y déplacer l’ambassade.

D’autre part, le célèbre historien américain Robert Paxton, expert du fascisme et considéré comme une autorité mondiale sur le gouvernement de Vichy, la marionnette du régime nazi en France, a déclaré que Trump n’était pas raciste « comme peuvent l’être les rednecks du sud des Etats-Unis », mais qu’il partage des « points communs » avec les fascistes de l’Europe du 20e siècle.

Robert Paxton (Crédit : capture d’écran Dailymotion)
Robert Paxton (Crédit : capture d’écran Dailymotion)

Paxton, récipiendaire de la Légion d’honneur française, a souligne dans un entretien au sujet de Trump publié jeudi par Slate le cas de Benito Mussolini, le dictateur fasciste italien, qui avait une maîtresse juive, avait été soutenu par beaucoup de juifs de la classe moyenne et « s’entendait fort bien avec les juifs. » Mais l’opportunisme politique l’a mené à autoriser l’antisémitisme et le racisme à prendre un rôle plus important dans la vie publique, menant à la déportation et au meurtre de masse d’environ un cinquième de la population juive du pays dans l’Holocauste.

Trump, qui a rejeté des accusations persistantes d’incitation au racisme contre les Mexicains et n’a pas réussi à distancier sa campagne des antisémites, « joue, de manière désastreuse, sur de nombreuses rhétoriques et préjugés qui, définitivement s’apparentent à la rhétorique et à la violence des fascistes », a déclaré Paxton.

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