Trump s’interroge sur la nécessité pour l’Iran de se doter d’un programme nucléaire
Le président américain se demande pourquoi "quand on dispose de quantités illimitées de pétrole et de gaz, pourquoi a-t-on besoin du nucléaire civil ?"

Le président américain Donald Trump a réaffirmé samedi que le programme nucléaire iranien serait traité de manière « violente ou non violente ».
« Je préfère la non-violence », a-t-il déclaré au micro de Fox News.
« Je ne veux pas que cela dégénère en violence, mais ils n’auront pas l’arme nucléaire. »
Il a également souligné que l’Iran « dispose de beaucoup de pétrole », se demandant pourquoi « quand on dispose de quantités illimitées de pétrole et de gaz, pourquoi avoir besoin du nucléaire civil ? Je ne comprends tout simplement pas ».
« Je pense que le nucléaire est une bonne chose pour un usage civil, si vous avez un pays qui n’a pas de pétrole. »
Trump a pressé vendredi l’Iran de « bouger » sur le dossier du nucléaire, après avoir dit que Téhéran et Washington se rapprochaient d’un accord sur ce dossier.
« Ils ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera », avait déclaré le président américain avant son départ d’Abou Dhabi.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué vendredi que son pays n’avait pas reçu de « proposition écrite » des Etats-Unis au sujet du dossier nucléaire.
« L’Iran n’a reçu aucune proposition écrite des Etats-Unis, que ce soit directement ou indirectement », a écrit M. Araghchi sur X.
Trump avait appelé mercredi à une application stricte des sanctions américaines visant l’Iran.
« Je veux conclure un accord avec l’Iran. Je veux faire quelque chose, si c’est possible », avait déclaré Donald Trump pendant un sommet réunissant les six pays du Conseil de Coopération du Golfe à Ryad.
« J’exhorte fermement toutes les nations à se joindre à nous pour appliquer pleinement et totalement les sanctions que je viens d’imposer à l’Iran », avait poursuivi le président de la première puissance mondiale.
Il n’est pas clair à quelles sanctions M. Trump faisait référence en parlant de celles qu’il venait « d’imposer », mais l’administration américaine a récemment sanctionné plusieurs entités liées à l’industrie pétrolière et au programme nucléaire iraniens.
Pendant le premier mandat de Donald Trump, les Etats-Unis se sont retirés en 2018 de l’accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances pour encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales, le rendant caduc.
Il avait également instauré des sanctions drastiques contre tout pays important du pétrole iranien.
Trump a affirmé que ces sanctions secondaires « sont à certains égards encore plus dévastatrices » que les sanctions directes visant l’Iran.
L’administration Trump a déjà tenu quatre rounds de discussions avec l’Iran, alors que le président tente d’éviter une attaque militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.
Lancés le 12 avril, ces pourparlers visent à conclure un nouvel accord censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran a toujours niée, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent l’économie iranienne.
Les deux pays ont déclaré que les discussions s’étaient déroulées dans une « atmosphère positive », mais elles ne semblent pas avoir abordé en profondeur les aspects techniques d’un éventuel accord.
L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile inquiètent les puissances occidentales.







