Tsahal : Nos raids en Syrie ont fait perdre à l’armée iranienne « plusieurs mois »
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Tsahal : Nos raids en Syrie ont fait perdre à l’armée iranienne « plusieurs mois »

Israël a mené des dizaines de frappes en réponse aux tirs de roquettes sur des bases militaires dans le nord ; la Russie a été informée à l'avance, selon un porte-parole

Cette capture d’écran tirée d’une vidéo fournie le 9 mai 2018 par l’agence Syria News montre des personnes debout devant les flammes réveillées après une attaque contre une zone connue pour héberger de nombreuses bases militaires de l'armée syrienne, à Kisweh, au sud de Damas, en Syrie. Mardi. l’Observatoire syrien des droits de l'homme basé en Grande-Bretagne a déclaré que les tirs ciblaient les dépôts et les armes qui appartenaient probablement aux forces iraniennes à Kisweh (Syria News)
Cette capture d’écran tirée d’une vidéo fournie le 9 mai 2018 par l’agence Syria News montre des personnes debout devant les flammes réveillées après une attaque contre une zone connue pour héberger de nombreuses bases militaires de l'armée syrienne, à Kisweh, au sud de Damas, en Syrie. Mardi. l’Observatoire syrien des droits de l'homme basé en Grande-Bretagne a déclaré que les tirs ciblaient les dépôts et les armes qui appartenaient probablement aux forces iraniennes à Kisweh (Syria News)

L’armée israélienne a déclaré jeudi matin qu’elle a fait reculer les capacités militaires iraniennes en Syrie de « plusieurs mois » avec les frappes nocturnes sur des « douzaines » de cibles affiliées aux Brigades Al-Qods du Corps des Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC) à la suite d’une tentative d’attaque à la roquette à grande échelle sur le territoire israélien.

L’armée a déclaré n’avoir subi aucune perte, que ce soit au sol ou dans les airs, et qu’aucune roquette tirée depuis la Syrie n’a atteint le territoire israélien.

« Tous nos avions sont rentrés à la maison sains et saufs », a indiqué l’armée.

Le porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a souligné qu’Israël ne souhaitait pas que les hostilités avec Téhéran s’intensifient, après qu’une vingtaine de roquettes ont été tirées sur des bases militaires israéliennes par les forces iraniennes depuis le sud de la Syrie juste après minuit, ce qui a provoqué des raids de représailles israéliens de grande envergure.

Quatre des 20 roquettes lancées par les troupes iraniennes ont été interceptées par le système de défense antimissile Dôme de fer et le reste est retombé en Syrie, a dit Conricus. Les missiles comprenaient des modèles Grad et Fajr-5, selon les militaires.

Tsahal a déclaré que les premiers tirs de missiles ont été lancés par des membres des Brigades Al-Qods de l’IRGC. C’était la première fois qu’Israël attribuait une attaque directement à l’Iran, qui opère généralement par procuration.

L’échange de la nuit a constitué le plus important affrontement direct entre les militaires iraniens et israéliens, et semble être le plus grand affrontement impliquant Israël en Syrie depuis la guerre de Kippour de 1973.

Conricus a confirmé que les frappes israéliennes dans toute la Syrie ont été coordonnées à l’avance avec les forces russes présentes dans le pays.

Au total, l’armée a déclaré avoir mené une cinquantaine de raids contre les cibles des IRGC, parmi lesquelles des centres de renseignement, des dépôts d’armes, des entrepôts, des postes d’observation et des centres logistiques en Syrie, ainsi que le lance-roquettes qui a servi à l’attaque initiale.

Il s’agit de « la plus grande opération de ce type [d’Israël] contre des cibles iraniennes », a précisé M. Conricus.

« Toutes les cibles que nous avons visées ont été effectivement détruites », a-t-il ajouté, causant des « dommages importants » aux Iraniens.

Une carte illustrative montrant l’emplacement général des frappes israéliennes en Syrie en réponse à une attaque présumée iranienne sur le plateau du Golan le 10 mai 2018. (Armée israélienne)

Une carte illustrative publiée par les militaires montre la répartition générale des frappes israéliennes en Syrie, mais n’indique pas l’emplacement exact des raids.

Le porte-parole a déclaré que les Iraniens disposaient toujours de l’infrastructure militaire qui leur permettait d’attaquer Israël, ce qui était sous surveillance, mais que les frappes israéliennes les ont fait reculer de « plusieurs mois ». Il a déclaré qu’Israël ne cherchait pas de nouvelles confrontations, mais répondrait à toute tentative de violation de sa souveraineté.

« L’armée israélienne ne tolérera pas cette présence iranienne sur le Golan et en Syrie », a précisé M. Conricus.

« L’attaque iranienne contre Israël la nuit dernière est une preuve supplémentaire des intentions qui sous-tendent l’établissement des forces iraniennes en Syrie et du danger qu’elles représentent pour Israël et la stabilité régionale », a déclaré l’armée.

L’armée israélienne avait d’abord déclaré que les installations militaires avaient subi des dommages « limités » suite aux tirs iraniens, mais après une enquête plus poussée, l’armée a précisé qu’“aucun dommage n’avait été causé et qu’aucun impact de missile n’avait été découvert sur notre territoire”.

L’armée a également déclaré qu’elle avait ciblé un certain nombre de systèmes de défense aérienne syriens – SA-5, SA-2, SA-22 et SA-17 – qui avaient tiré sur des avions israéliens, malgré l’avertissement explicite du porte-parole de l’armée en langue arabe selon lequel « toute implication syrienne sera traitée avec la plus grande sévérité ».

Dans un communiqué, l’armée a déclaré qu’elle « considère le régime syrien comme responsable de ce qui se passe sur son territoire ».

Les médias arabes ont confirmé que l’armée israélienne a frappé de nombreuses cibles dans toute la Syrie, parmi lesquelles des dépôts d’armes et des systèmes radar et de défense aérienne du régime Assad.

L’agence de presse gouvernementale syrienne, après avoir initialement rapporté que les défenses aériennes du pays avaient intercepté des dizaines de « missiles israéliens hostiles », a déclaré plus tard que les avions israéliens avaient frappé des bases militaires, ainsi qu’un dépôt d’armes et un radar militaire, sans préciser les emplacements.

Les rebelles syriens ont indiqué que les frappes ont atteint trois aérodromes : la base aérienne de Shayrat, qui a été prise pour cible par les États-Unis l’année dernière pour son rôle dans une attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Khan Shaykhun ; la base aérienne de Tha’lah, dans le sud-ouest de la Syrie, qui a été liée au Hezbollah ; et le terrain d’aviation militaire de Mezzeh aux abords de Damas, qui serait le siège de la garde républicaine d’élite d’Assad.

Un vaste raid de bombardement israélien a également été signalé près de la ville syrienne de Qousayr, au nord-ouest de la Syrie, près de la frontière libanaise, un bastion notoire du Hezbollah.

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