Twitter suspend l’un des comptes de Khamenei qui a menacé Trump
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Twitter suspend l’un des comptes de Khamenei qui a menacé Trump

Le post de @khamenei_site montrait l'ancien président américain jouant au golf sous l'ombre d'un drone et appelait à la vengeance après l'élimination de Qassem Soleimani

Une image publiée sur le compte Twitter @khamenei_site de l'ayatollah Ali Khamenei menaçant l'ancien président américain Donald Trump, le montrant jouant au golf sous l'ombre d'un drone. (Twitter)
Une image publiée sur le compte Twitter @khamenei_site de l'ayatollah Ali Khamenei menaçant l'ancien président américain Donald Trump, le montrant jouant au golf sous l'ombre d'un drone. (Twitter)

Un Donald Trump jouant au golf sous l’ombre menaçante d’un aéronef : un compte Twitter lié au guide suprême iranien a publié un appel à la vengeance pour l’élimination du général Qassem Soleimani semblant viser son commanditaire, l’ancien président américain.

En conséquence, le compte du dirigeant iranien a été désactivé vendredi matin par Twitter, à l’instar de celui de Trump plus tôt ce mois-ci.

Khamenei dispose néanmoins de d’autres comptes, sans que ceux-ci aient été désactivés.

« La vengeance est inévitable. Le meurtrier de Soleimani et celui qui a ordonné le meurtre doivent subir la vengeance », indiquait le message en persan publié jeudi peu avant minuit par @khamenei_site, compte d’un site internet de l’ayatollah Ali Khamenei.

Ces propos, tenus par le passé par le numéro un iranien, étaient accompagnés d’un photomontage montrant Donald Trump jouant sur un golf en bord de mer que survole un aéronef de forme triangulaire dont on ne voit que l’ombre projetée sur le green.

Architecte de la stratégie d’influence régionale de l’Iran, le général Qassem Soleimani était le chef de la Force al-Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Il a été éliminé le 3 janvier 2020 à Bagdad par une frappe de drone américain ordonnée par Donald Trump. Ce dernier a quitté ses fonctions mercredi pour laisser la place à son successeur Joe Biden, et s’est retiré dans son golf de Mar-a-Lago en Floride (sud-est des Etats-Unis).

Le président Donald Trump lors de la prestation de serment de la juge Amy Coney Barrett pour son entrée à la Cour suprême, le 26 octobre 2020. (Crédit : AP Photo / Patrick Semansky) Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’exprime lors d’une visioconférence avec de hauts responsables du ministère de l’Éducation, à Téhéran, le 1er septembre 2020. (Crédit : cabinet du guide suprême iranien via AP)

Le guide suprême a promis et répété que la mort de Soleimani serait vengée. Le 1er janvier, lors d’une cérémonie à la mémoire de l’officier, le chef de l’Autorité judiciaire iranienne, Ebrahim Raïssi, avait déclaré que ses assassins ne seraient « nulle part en sécurité sur cette terre ».

« Ne pensez pas que quelqu’un comme le président de l’Amérique, qui apparaît comme un assassin ou qui a ordonné un assassinat, peut s’en tirer (…) Jamais », avait-il dit.

« La vengeance peut avoir lieu à tout moment », affirmait le compte Twitter du site du guide iranien.

Le 9 janvier, Twitter avait supprimé un message publié par un des comptes Twitter de M. Khamenei interdisant l’importation de vaccins contre la COVID-19 fabriqués aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, en jugeant qu’on ne pouvait pas faire confiance à ces deux pays.

Le réseau social avait estimé que ce tweet enfreignait « spécifiquement la politique (de Twitter) sur les informations trompeuses sur la COVID-19 ».

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