Ukraine : un charnier de la Shoah profané pour la seconde fois en 2019
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Ukraine : un charnier de la Shoah profané pour la seconde fois en 2019

Cette fosse commune regroupant les ossements de 2500 Juifs qui avaient été assassinés sur le site, à Raflivka, aurait été mise à sac pour retrouver de l'or

Après la profanation au mois de mars 2019 d'un charnier de victimes de la Shoah près de Raflivka, en Ukraine. (Autorisation : Eduard Dolinsky via JTA)
Après la profanation au mois de mars 2019 d'un charnier de victimes de la Shoah près de Raflivka, en Ukraine. (Autorisation : Eduard Dolinsky via JTA)

JTA — Un charnier de victimes de la Shoah en Ukraine a été profané pour la deuxième fois cette année.

Les auteurs de la profanation de cette fosse commune située à Raflivka – une ville du nord-ouest de l’Ukraine – pourraient être des fossoyeurs qui recherchaient de l’or parmi les ossements de 2 500 Juifs assassinés sur les lieux par les nazis et leurs collaborateurs, selon des informations livrées mercredi par l’agence de presse RIA.

Eduard Dolinsky, directeur du comité juif ukrainien, a publié sur Facebook une photographie montrant un trou béant au centre de la zone clôturée qui délimite le charnier.

Aucune arrestation n’a encore été faite en lien avec l’incident, selon RIA.

Entre 1918 et 1939, Raflivka accueillait environ 600 Juifs qui formaient un tiers de la population de la municipalité, selon le musée de la Shoah Yad Vashem en Israël.

Suite à l’occupation de ce qui est devenu maintenant l’Ukraine, en 1941, les nazis et les collaborateurs avaient rassemblé environ 2 500 Juifs provenant des villages environnants au sein du ghetto de Raflivka. Le 29 août 1942, les Juifs avaient été emmenés dans les bois, avaient creusé ce qui allait devenir leur fosse commune et avait été assassinés en masse.

Plusieurs dizaines d’entre eux étaient néanmoins parvenus à s’enfuir et à survivre grâce à l’aide des agriculteurs locaux et polonais qui les avaient accueillis. Certains survivants avaient rejoint des groupes de résistance et avaient mené des raids punitifs contre des collaborateurs officiant à Raflivka.

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