Ultime rencontre entre Gantz et Lapid pour s’unir
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Ultime rencontre entre Gantz et Lapid pour s’unir

Les dirigeants de Hossen LeYisrael et de Yesh Atid se sont entretenus dans la soirée d'hier, afin de trouver un accord compliqué sur le leadership d'une liste commune

Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid (à gauche) et le chef du parti Hossen LeYisrael, Benny Gantz. (Yossi Zeliger/Flash90, Hadas Parush/Flash90)
Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid (à gauche) et le chef du parti Hossen LeYisrael, Benny Gantz. (Yossi Zeliger/Flash90, Hadas Parush/Flash90)

Après avoir présenté sa liste pour la Knesset en vue des prochaines élections, mardi soir, le chef du parti Hossen LeYisrael, Benny Gantz, devait rencontrer mercredi matin le leader centriste Yair Lapid pour tenter, une dernière fois, de conclure un accord d’union avec le parti Yesh Atid.

« Aussitôt que la conférence sera terminée, j’appellerai mon ami Lapid et je lui proposerai de le rencontrer ce soir. Je lui demanderai encore une fois de mettre toutes les autres considérations de côté et ensemble, nous placerons Israël avant tout le reste », a dit Gantz dans son discours, qui comprenait également une attaque personnelle cinglante contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Gantz et Lapid se sont en effet entretenus après le discours. Des sources proches des négociations, citées par le site Ynet, auraient indiqué que la conversation s’était « bien passée » et que les deux responsables se verraient dans la matinée.

Les partis ont jusqu’à jeudi pour finaliser la liste de leurs candidats en vue des élections du 9 avril à la Knesset.

Le chef du parti Hossen LeYisrael Benny Gantz lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Des sondages ont montré qu’une fusion des deux partis permettrait de constituer une formation qui deviendrait la plus importante de la Knesset, garantissant une meilleure chance de défier le Likud de Netanyahu, mais les négociations entre les deux hommes sont dans l’impasse concernant le leadership de la formation et la composition de la liste électorale d’union.

Yesh Atid a également affirmé attendre des clarifications de la part de Hossen LeYisrael sur des sujets tels que la loi sur l’Etat-nation voté il y a quelques mois, la liberté religieuse et la possibilité de rejoindre un gouvernement qui serait dirigé par Netanyahu.

L’une des principales interrogations porte sur la volonté de Lapid de renoncer à sa demande d’une rotation entre Gantz et lui-même au poste de Premier ministre si la liste d’union devait l’emporter. Les conseillers de Gantz auraient déclaré, selon Ynet, que « si cette demande de rotation n’est pas un ultimatum, il y aura alors un rapprochement entre Gantz et Lapid ».

« Il est impossible de tourner le dos à cette opportunité de changement historique en raison d’un débat sur des opportunités d’emploi », a dit Gantz avec vivacité dans la journée de mardi. « Dépassons nos différences, unissons-nous et gagnons ».

De nombreux analystes doutent néanmoins que Lapid, qui cherche à obtenir le poste de Premier ministre depuis six ans et qui a récemment chuté dans les sondages, accepte de renoncer à la haute fonction et de devenir numéro deux.

Lapid a officiellement répondu à Gantz en affirmant dans un communiqué que « comme je l’ai dit lundi à la tribune [lors de la présentation de ses propres candidats à la Knesset], nous n’épargnerons aucun effort et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que nous ne manquerons pas une opportunité historique de remplacer le gouvernement ».

Le président de Yesh Atid Yair Lapid s’exprime durant un événement organisé par le mouvement pour la qualité du gouvernement à Modiin, le 4 février 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Toutefois, plusieurs médias ont cité des sources de Yesh Atid qui se sont montrées plus prudentes, disant que « la proposition faite par Gantz devait être examinée pour déterminer si elle est véritablement sérieuse ou si elle ne se résume pas à un vœu pieux, pour montrer qu’il a véritablement agi pour réunir les forces au sein du bloc centriste ».

Alors que les pourparlers entre les partis sont en cours, la présence de l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi reste encore « fortement d’actualité », a fait savoir le site Walla. Ashkenazi, qui a vivement recommandé une fusion, a promis de rejoindre une liste d’union à la Knesset – apportant à la perspective de cette dernière un dynamisme supplémentaire.

Pendant ce temps, Hossen LeYisrael est encore en négociations avec le parti Gesher d’Orly Levy-Abekasis après que les pourparlers ont semblé dans l’impasse, mardi.

Dans la matinée de mardi, Hossen LeYisrael a présenté sa liste officielle pour la Knesset, révélant les noms des 30 candidats qui, espère la formation, scelleront la victoire du parti au mois d’avril.

Six des 23 premiers candidats sont issus de la formation Telem de Moshe Yaalon, qui a convenu de l’élaboration d’une liste commune avec Hossen LeYisrael le mois dernier. Seulement cinq femmes font partie des 20 premiers candidats.

Adina Bar-Shalom lors d’une réunion de la faction Shas à la Knesset, le 6 juillet 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90/File)

Alors que les partis s’apprêtent à finaliser leurs listes, la formation Ahi Yisraeli, avec à sa tête l’ultra-orthodoxe Adina Bar-Shalom réfléchit également à s’unir avec Hossen LeYisrael ou une autre formation, a indiqué Walla mardi.

Dans un communiqué, Ahi Yisraeli a expliqué préparer sa liste et se présenter aux élections seul ou après une union avec une autre formation.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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