Un amendement au verdict de l’affaire Sara Netanyahu rejetté par le tribunal
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Un amendement au verdict de l’affaire Sara Netanyahu rejetté par le tribunal

Les procureurs voulaient noter que les fonds publics ont bien servi pour nourrir exclusivement la famille ; pour Miki Zohar, les médias traquent Sara comme "la princesse Diana"

Ezra Saidoff, ancien directeur adjoint du Cabinet du Premier ministre, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Ezra Saidoff, ancien directeur adjoint du Cabinet du Premier ministre, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les procureurs du district de Jérusalem ont déposé une requête, lundi, pour corriger ce qui, selon eux, a été une erreur dans le verdict énoncé à l’encontre de Sara Netanyahu, qui a été condamnée dimanche pour des frais de bouche illégaux à la résidence du Premier ministre.

« Les repas n’ont pas été commandés pour recevoir des dignitaires invités, comme le verdict le dit actuellement, mais avant tout pour garnir la table de la famille Netanyahu », ont noté les procureurs dans le document qui a été déposé à la cour des magistrats de Jérusalem.

« Le bureau du procureur de l’Etat cherche à corriger un énoncé erroné qui dévie des faits cités dans l’inculpation et qui avaient été convenus dans l’arrangement judiciaire. Il cherche à clarifier que l’inculpation n’a concerné que des repas privés et non des repas gastronomiques diplomatiques ou officiels », ont dit les juristes dans une déclaration.

Mais la juge Avital Chen a rejeté la requête

Netanyahu, l’épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été condamnée dimanche pour avoir tiré un profit illégitime d’une erreur, un délit avoué dans le cadre d’un arrangement judiciaire à l’amiable conclu la semaine dernière dans cette affaire de frais de bouche indus, dépensés à la résidence du Premier ministre. Cet accord permet à Netanyahu d’échapper à une condamnation pour fraude aggravée en reconnaissant un délit moins important. Elle devra verser 55 000 shekels – 10 000 shekels d’amende et le reste, en restitution des frais engagés.

Les procureurs ont souligné que l’acte d’inculpation originel contre Netanyahu stipulait que les repas étaient commandés pour la famille du Premier ministre, malgré la présence d’un chef à plein-temps dans les cuisines de la résidence.

Lundi, dans leur requête, ils ont déclaré que cette correction faisait partie des corrections légitimes de la part d’un tribunal et qu’elle ne changerait ni le verdict, ni la condamnation. Ils ont également rappelé que la cour traite actuellement le dossier d’Ezra Saidoff, ancien concierge à la résidence du Premier ministre, impliqué dans la commande de ces repas gastronomiques.

Ezra Saidoff, ancien directeur adjoint du Cabinet du Premier ministre, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

La correction du verdict va permettre aux faits « d’être uniformisés pour les deux accusés dans le dossier », ont écrit les procureurs.

Lundi également, Miki Zohar, député du Likud et soutien fervent du Premier ministre et de son épouse, a comparé la présumée traque médiatique de Sara Netanyahu à celle de la princesse Diana, décédée dans un accident, en 1997, alors que sa limousine circulait dans Paris à une vitesse excessive pour échapper aux paparazzis.

« L’histoire de la princesse Diana s’est achevée tragiquement », a déclaré Miki Zohar à la chaîne de la Knesset. « Je ne veux pas qu’une telle chose arrive, mais ce que nous faisons subir à la famille Netanyahu franchit toutes les limites possibles. L’Histoire ne l’oubliera jamais ».

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