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Un an après s’être immolé, l’état de santé d’Itzik Saidyan s’améliore encore

Cet ancien soldat atteint de stress post-traumatique voulait dénoncer les "négligences" présumées des autorités ; il est rentré en centre de rééducation

Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)
Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)

L’état de santé d’un ancien soldat atteint d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) qui était hospitalisé après s’être immolé, au mois d’avril 2021, pour protester contre les négligences présumées des autorités à son égard, s’est encore amélioré, a fait savoir la Douzième chaîne lundi.

Le geste désespéré d’Itzik Saidyan avait mis la question des soins apportés aux militaires vétérans par le ministère de la Défense au premier plan dans le pays.

Selon la chaîne, il a été transféré de l’unité des grands brûlés de l’hôpital Sheba au centre de rééducation du même établissement près de Tel Aviv. Le reportage a toutefois précisé que son état de santé restait « compliqué ».

Il s’était néanmoins significativement amélioré ces derniers mois. Au mois de janvier, il avait pu sortir une première fois de l’hôpital en chaise roulante et l’établissement avait diffusé un enregistrement du vétéran remerciant le personnel médical en l’honneur de la journée nationale des médecins en Israël – Ses premières paroles prononcées en public depuis son immolation.

Saidyan avait été sorti de son coma artificiel au mois de septembre et il avait recommencé à pouvoir respirer sans assistance un mois auparavant.

Saidyan s’était immolé aux abords des bureaux du département de réhabilitation des soldats en situation de handicap qui se trouvent à Petah Tikva après avoir lutté, pendant des années, pour pouvoir bénéficier des soins nécessaires pour la prise en charge son trouble de stress post-traumatique qui, affirme-t-il, découlait de la période de son service militaire.

Photo d’illustration : Des personnes regroupées à l’endroit où le vétéran de l’armée israélienne Itzik Saidyan s’est immolé restent immobile pendant l’activation des sirènes de Yom HaZikaron, le 14 avril 2021. (Flash90)

L’Association des anciens combattants de Tsahal avait déclaré que Saidyan s’était senti frustré par la manière dont son dossier avait été pris en charge. Le ministère de la Défense lui avait reconnu 25 % d’invalidité en raison de son trouble de stress post-traumatique, alors qu’ il avait demandé 50 % d’invalidité. Le ministère avait refusé, disant qu’au moins une partie de son état était due à un traumatisme subi dans son enfance, et non par son service militaire.

Saidyan avait servi dans la brigade d’infanterie Golani pendant l’Opération Bordure Protectrice de 2014. Il avait participé à la bataille de Shujaiyya, un quartier de la ville de Gaza qui avait connu les affrontements parmi les plus violents du conflit.

Les anciens combattants dénoncent depuis longtemps le service de réhabilitation, qu’ils accusent de ne pas être en mesure de fournir des soins suffisants et de soumettre les vétérans à une bureaucratie si compliquée et tortueuse que beaucoup d’entre eux ont dû engager des avocats coûteux pour les aider à naviguer dans le système.

Après l’immolation de Saidyan et le tollé qui avait suivi, le ministère de la Défense avait cherché à mettre en œuvre les réformes qu’il envisageait depuis des années mais qu’il n’avait pas eu la volonté politique de réaliser.

En mai, le gouvernement a annoncé qu’il est parvenu à un compromis sur un projet du ministère de la Défense visant à réformer le traitement des anciens combattants blessés.

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