Rechercher

La voix d’Itzik Saidyan entendue pour la première fois depuis son geste tragique

Le 13 avril, l'ancien combattant s’est immolé devant les bureaux du département de la Réhabilitation du ministère

Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)
Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)

Un ancien combattant de Tsahal atteint du syndrome de stress post-traumatique (TSPT) et hospitalisé depuis avril après s’être immolé dans un acte de protestation, s’est exprimé publiquement pour la première fois mardi. L’hôpital a diffusé un enregistrement dans lequel il bénit les médecins israéliens.

L’état d’Itzik Saidyan s’est considérablement amélioré ces dernières semaines. Il y a deux semaines, il a quitté sa chambre d’hôpital pour la première fois en fauteuil roulant et est sorti à l’extérieur.

L’hôpital Sheba près de Tel Aviv – où il est hospitalisé – a rendu public un enregistrement de Saidyan s’exprimant en l’honneur de la Journée nationale des médecins en Israël.

« Bonjour chers médecins. Moi, Itzik Saidyan, je veux vous souhaiter une journée heureuse et joyeuse et remercier l’hôpital Sheba, l’unité des grands brûlés et tous les médecins, le professeur [Yosef] Hayek et le docteur [Moti] Haratz, ainsi que toutes les infirmières », a déclaré Saidyan, qui semblait légèrement essoufflé.

Capture d’écran de la vidéo d’un vétéran de Tsahal, Itzik Saidyan, souffrant de troubles de stress post-traumatique, qui parle de son combat. (Douzième chaîne)

Le 13 avril, Saidyan s’est immolé devant les bureaux du département de la Réhabilitation du ministère, dans la ville centrale de Petah Tikva.

Saidyan, qui a servi dans la prestigieuse unité de combattants Golani de l’armée israélienne, avait été reconnu par le ministère de la Réhabilitation comme souffrant de TSPT à la suite de son service effectué dans la guerre de Gaza de 2014, en particulier son temps dans la bataille sanglante de Shejaiya.

Cependant, en 2018, le ministère ne l’avait d’abord jugé handicapé qu’à 25 % en raison de son état, alors qu’il présentait des symptômes graves et des difficultés à s’intégrer dans la société, et qu’il soutenait qu’une partie de son TSPT était causée non pas par son service militaire, mais par des événements traumatisants de son enfance.

Depuis cette classification initiale de 25 % d’invalidité en octobre 2018, Saidyan se bat contre le ministère pour augmenter son niveau d’invalidité, ce qui lui octroierait une aide supplémentaire.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...