Un ballon transportant une grenade atterrit près d’un kibboutz
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Un ballon transportant une grenade atterrit près d’un kibboutz

Des dizaines de blessés selon les Palestiniens, alors que Tsahal a dispersé une manifestation accompagnant le lancement d’une flottille de 15 bateaux dans le nord de Gaza

Une grenade attachée à un ballon trouvée aux abords du kibboutz Reim, près de la frontière avec Gaza, le 18 septembre 2018 (Crédit : police israélienne)
Une grenade attachée à un ballon trouvée aux abords du kibboutz Reim, près de la frontière avec Gaza, le 18 septembre 2018 (Crédit : police israélienne)

Lundi, un ballon transportant une grenade a été découvert dans un champ d’arachide à proximité de la frontière avec Gaza, entre le kibboutz du sud de Reim et Urim, selon des informations de la police.

Des volontaires de la police ont identifié le ballon rempli d’hélium alors qu’il est tombé dans le champ. Des démineurs ont été appelés sur place pour désamorcer la grenade, et la route 234 qui relie les deux communautés a été temporairement fermée à la circulation.

Un porte-parole de l’armée a déclaré enquêter pour savoir si le ballon avait été lancé depuis Gaza.

Des résidents locaux ont déclaré que la récolte était prévue pour mardi, et qu’un tracteur aurait pu faire exploser la grenade si elle n’avait pas été identifiée par des volontaires.

On ne savait pourtant pas clairement si l’arme était une grenade à fragmentation, une grenade assourdissante ou de gaz lacrymogène.

Dans le même temps, des Palestiniens ont brûlé des pneus et organisé des émeutes dans le nord de la bande de Gaza, alors qu’une flottille de 15 bateaux quittait la zone pour tenter de forcer le blocus maritime israélien.

En réponse, les troupes de Tsahal auraient lancé du gaz lacrymogène sur les émeutiers et tirer à balles réelles pour disperser la manifestation à Beit Lahiya.

Des informations provenant de médias palestiniens affirment que des dizaines de personnes ont été blessées par des tirs israéliens et du gaz lacrymogène.

Les tensions à la frontière de Gaza sont très fortes depuis mars, avec le début d’une série de violentes manifestations le long de la barrière de sécurité, connue sous le nom de la « Marche du Retour ». Les affrontements à la frontière, qui ont été orchestrés par le Hamas selon Israël, comprenaient des jets de pierres et de cocktails Molotov sur les soldats israéliens, mais aussi des tirs et des attaques aux engins explosifs artisanaux contre des soldats de Tsahal afin de tenter de forcer la frontière de sécurité.

Des manifestants à Gaza ont également lancé des cerfs-volants et des ballons incendiaires vers Israël, déclenchant des incendies qui ont détruit des forêts, brûlé des récoltes et tué du bétail.

Vendredi, 12 000 Palestiniens ont participé aux manifestations hebdomadaires le long de la frontière avec Israël. L’armée a déclaré que les émeutiers avaient brûlé des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens, qui ont répondu en respect des règles d’ouverture du feu. Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a affirmé que trois manifestants ont été tués par des tirs israéliens lors des manifestations.

Dimanche, 300 Palestiniens ont pris part à trois manifestations violentes à la frontière en lançant des pierres, des bombes incendiaires et des feux d’artifices très puissants sur les soldats.

Tsahal a déclaré que ses soldats ont riposté en lançant des grenades lacrymogènes et en tirant à balles réelles « en respect des règles d’ouverture du feu ».

Israël affirme que ses actions – et spécifiquement l’utilisation de munitions réelles – sont nécessaires pour défendre la frontière et empêcher les infiltrations de masse du territoire. Israël a accusé le groupe terroriste du Hamas d’encourager les manifestations et de les utiliser pour couvrir des attaques terroristes, y compris de tirs sur des soldats et des tentatives de franchir la frontière.

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