Un commandant du Hamas tué en tentant de sortir d’un tunnel de Rafah
L'armée israélienne a revendiqué la mort de 4 agents du Hamas qui ont été tués à leur sortie du tunnel à l'intérieur duquel se trouvent encore des dizaines de terroristes présumés

L’armée israélienne a confirmé la mort, tôt dimanche matin, du commandant du bataillon Rafah Est du Hamas, de son adjoint et de deux autres agents terroristes qui tentaient de s’échapper d’un tunnel dans le sud de la bande de Gaza.
Les agents ont été aperçus en train de sortir de tunnels dans l’est de Rafah, une zone placée sous contrôle de Tsahal dans laquelle des dizaines de combattants du Hamas seraient coincés sous la surface du sol.
Selon l’armée israélienne, les quatre agents ont été tués par les soldats et l’Armée de l’air.
Ces dernières semaines, Tsahal a revendiqué la mort d’une trentaine de terroristes et en a capturé huit qui, eux aussi, tentaient de s’échapper des tunnels de Rafah.
Selon un haut gradé du Hamas à Gaza, l’organisation estime de 60 à 80 le nombre de ses hommes retranchés dans des tunnels sous cette ville du sud de Gaza.
Dans une vidéo diffusée sur Internet, on voit et entend le commandant de la brigade Nahal de l’armée israélienne, le colonel Arik Moyal, déclarer que ses hommes, avec le soutien de l’armée de l’air israélienne, ont tué un commandant du bataillon du Hamas, son adjoint, un commandant de compagnie et un quatrième agent identifié comme étant le fils du haut responsable du Hamas Ghazi Hamad.
La semaine passée, des officiers de Tsahal avaient déclaré aux journalistes que le commandant du bataillon du Hamas et plusieurs de ses commandants de compagnie se trouvaient avec les terroristes coincés sous terre.
Dans la vidéo, Moyal donne à voir le fusil d’assaut Tavor rétrouvé sur les terroristes tués, lequel aurait appartenu au sergent-chef Or Mizrahi, soldat de Nahal mort au combat alors qu’il affrontait des terroristes à la frontière de Gaza lors de l’assaut mené par le Hamas, le 7 octobre 2023.
« Voilà ce qui arrive à ceux qui nous cherchent des noises. Soit ils se rendent, soit nous les tuons », affirme Moyal.
Cela fait près de deux mois que dure la question des hommes du Hamas qui se trouvent piégés sous terre, et aucune solution n’a été trouvée. Les hommes armés s’étaient réfugiés dans les souterrains au moment de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, début octobre, et les médiateurs avaient alors tenté de négocier les conditions de leur sortie et de leur passage dans les zones contrôlées par le Hamas.
Selon une information qui a été donnée par la chaîne N12, la semaine passée, Israël avait, semble-t-il, transmis au Hamas, une semaine avant la mise en place de la trêve, une proposition qui permettait à ses hommes de quitter le tunnel à condition qu’ils se rendent et qu’ils acceptent d’être transférés dans les prisons israéliennes.
Depuis, les hommes ne se sont pas rendus mais ils ont tenté à plusieurs reprises de sortir des tunnels pour s’enfuir ou pour attaquer les soldats israéliens.
Israël refuse de leur accorder un droit de passage inconditionnel, insistant pour obtenir le désarmement du Hamas, un des éléments clés du plan en 20 points pour Gaza du président américain Donald Trump.
Selon Tsahal, ceux qui vivent depuis des mois dans ces tunnels doivent se trouver à court de vivres.







