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Un élu arabe de la coalition refuse à son tour de rejoindre le Comité d’Éthique

Osama Saadi ne veut pas être "un outil dans les jeux politiques entre la coalition et l'opposition"

Le député de la Liste commune Osama Saadi lors d'une réunion du comité Knesse le 5 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le député de la Liste commune Osama Saadi lors d'une réunion du comité Knesse le 5 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Samedi, pour la troisième fois en 3 jours, un législateur a refusé de rejoindre le comité d’éthique de la Knesset, empêchant ainsi le panel de se réunir – au grand dam de Mickey Levy. La semaine dernière, le président de la Knesset a annoncé unilatéralement créer le comité dans un contexte de boycott permanent par plusieurs partis d’opposition des forums parlementaires, qui, selon eux, sont mal équilibrés.

Mickey Levy a désigné Gila Gamliel, députée du Likud, et Yaakov Margi, député du Shas, comme législateurs de l’opposition au sein du comité, et a choisi Osama Saadi, de la Liste arabe unie, comme membre suppléant qui pourrait les remplacer.

Mais jeudi, Gila Gamliel et Yaakov Margi ont tous deux démissionné du comité, qui traite de toutes les questions relatives au comportement éthique des députés et des plaintes déposées contre eux. Le comité devant comprendre un député de l’opposition pour se réunir.

Et samedi, dans une lettre adressée à Mickey Levy, Osama Saadi a lui aussi refusé.

« J’ai été surpris de recevoir un courriel indiquant que vous me nommez membre suppléant du comité d’éthique de la Knesset. Je ne suis pas prêt à être un outil dans les jeux politiques entre la coalition et l’opposition », écrit-il.

Le président de la Knesset, Mickey Levy, lors d’une session plénière à Jérusalem, le 26 juillet 2021.(Yonatan Sindel/Flash90)

Osama Saadi a remercié Mickey Levy mais a rejeté la nomination.

« J’espère qu’un autre effort sera fait pour résoudre la crise des commissions de la Knesset, qui sont un lieu très important pour le travail parlementaire », a déclaré le député de la Liste commune.

Pour le moment, Mickey Levy n’a pas réagi.

Selon un reportage de la Treizième chaîne israélienne, Mickey Levy cherchera probablement à faire avancer la législation qui permettrait à la commission de se réunir sans aucun membre de l’opposition. Mais pour le moment, il est difficile de dire si la coalition est suffisamment soutenue pour une telle mesure.

En l’absence de législateurs de l’opposition, le comité d’éthique de la Knesset ne sera pas en mesure d’examiner immédiatement une plainte déposée contre David Amsalem, député du Likud, pour des propos qu’il a tenus contre la coalition et selon lesquels il a menacé d’enfermer des gauchistes et de démettre des juges de la Cour suprême.

David Amsalem, député du Likud, à la tribune de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une plainte a été déposée contre lui auprès de la police par une habitante du nord d’israël pour ces remarques.

Certains députés du Likud ont exprimé leur opposition à la création d’un comité d’éthique, estimant qu’il les mettrait en danger.

La querelle sur le comité d’éthique s’inscrit dans le cadre d’un différend permanent sur la composition des groupes de la Knesset, qui a vu initialement tous les partis d’opposition participer à un boycott en raison de leur faible représentation disproportionnée.

Le mois dernier, certains partis ont abandonné le boycott et ont commencé à envoyer des législateurs dans les principaux comités, après que la Haute Cour de justice eut refusé d’intervenir dans le conflit parlementaire et de forcer la coalition à modifier la composition des comités. La Cour a jugé que l’affaire ne justifiait pas qu’elle intervienne.

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