Un émeutier Gazaoui aurait succombé à ses blessures, selon les Palestiniens
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Un émeutier Gazaoui aurait succombé à ses blessures, selon les Palestiniens

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza a déclaré que la mort de Naji Ghonaim, 23 ans, élève le bilan du mois de mars des manifestations de la Marche du retour à 122

Un émeutier palestinien jette des pierres lors d'affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière avec la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 11 mai 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS).
Un émeutier palestinien jette des pierres lors d'affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière avec la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 11 mai 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS).

Un Palestinien qui avait été touché par les balles des forces israéliennes durant les manifestations et les affrontements sur la frontière avec Gaza est mort de ses blessures mercredi, ont fait savoir les responsables palestiniens de la Santé à Gaza et en Cisjordanie.

Naji Ghonaim, 23 ans, a été blessé il y a quelques jours à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont expliqué les responsables du ministère sans mentionner la date spécifique ni les circonstances de ses blessures.

Il a été ultérieurement transféré à Jérusalem mais il est mort mercredi matin, a noté le ministère, basé à Ramallah, dans un communiqué.

Le ministère de la Santé de Gaza a confirmé le décès de Ghonaim.

Des Palestiniens scandent des slogans lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël à l’est de la ville de Gaza le 14 mai 2018. (MAHMUD HAMS/AFP)

Au moins 122 émeutiers palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début des manifestations hebdomadaires à la frontière, selon les autorités de Gaza, qui est dirigé par le mouvement terroriste islamiste du Hamas. Des douzaines d’entre eux appartenaient au Hamas et au Jihad islamique, ont reconnu les deux groupes.

Israël a expliqué que ses forces avaient ouvert le feu pour empêcher les tentatives de blesser les soldats, d’endommager la clôture et d’entrer en Israël pour y commettre des attentats. L’Etat juif accuse le Hamas, contre lequel il a combattu trois guerres depuis 2008, de chercher à utiliser les manifestants comme couverture pour commettre des violences.

Mardi et mercredi, de plus, les groupes terroristes palestiniens à Gaza ont tiré des douzaines d’obus de mortier et de roquettes sur Israël dans ce qui s’est avéré être la confrontation armée la plus importante depuis la guerre de 2014.

Une carte distribuée par l’armée israélienne détaillant les cibles de plus de 100 obus de mortier et de roquettes tirées depuis la bande de Gaza qui ont atterri sur le territoire israélien ou ont été interceptés par le Dôme de fer, le 30 mai 2018 (Crédit : Unité du porte-parole de l’armée)

En l’espace de 22 heures, de 7 heures du matin, mardi, à 5 heures 17, mercredi, les sirènes ont résonné au moins 166 fois dans le sud d’Israël, selon le Commandement du front intérieur, pour signaler des tirs de mortier, de roquettes ou, dans certains cas, d’armes lourdes. Au moins 110 projectiles ont été tirés par le Jihad islamique, le Hamas et d’autres organisations terroristes.

Un cessez-le-feu informel qui aurait été négocié par l’Egypte entre les groupes terroristes palestiniens et Israël a semblé se maintenir mercredi, les deux parties s’accusant mutuellement de cette flambée de violences.

Mercredi matin, les militaires devaient encore remettre un bilan final du nombre de projectiles lancés depuis Gaza dans le sud d’Israël. Ce chiffre pourrait s’approcher des 200.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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