Un fonctionnaire de l’UE condamné pour une agression antisémite de 2015
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Un fonctionnaire de l’UE condamné pour une agression antisémite de 2015

Coups portés à l'aide d'une plaque portant le nom de Mussolini, insultes antisémites, le tribunal de Bruxelles a condamné Stefan Grech à une peine probatoire de 3 ans

Une femme marche devant une plaque où le nom de parlement européen est décliné en plusieurs langues, celles des états-membres de l'institution, aux abords de l' Espace Leopold, le 25 février 2016 à Bruxelles, en Belgique (Crédit :  Ben Pruchnie/Getty Images via JTA)
Une femme marche devant une plaque où le nom de parlement européen est décliné en plusieurs langues, celles des états-membres de l'institution, aux abords de l' Espace Leopold, le 25 février 2016 à Bruxelles, en Belgique (Crédit : Ben Pruchnie/Getty Images via JTA)

Le tribunal de Bruxelles a condamné Stefan Grech, 45 ans, un fonctionnaire européen pour coup et blessures à caractère antisémite et incitation à la haine.

Le 21 septembre dernier, rapporte Le Monde, le tribunal de Bruxelles « a indiqué à Stefan Grech, de nationalité maltaise, que sa condamnation pour incitation à la haine et coups et blessures serait suspendue pendant trois ans à condition qu’il effectue un travail bénévole dans une association ou une organisation luttant contre le racisme, l’antisémitisme, la discrimination, la haine ou la violence contre les personnes de confession juive ».

L’affaire remonte à la soirée du 16 juillet 2015. L’administrateur de l’UE Stefan Grech aurait frappé au mois de juillet 2015 une Italienne, appartenant au personnel de l’institution, avec une plaque commémorant le dictateur italien Benito Mussolini tout en criant « sale Juive », en ajoutant que « Hitler aurait dû en terminer avec les Juifs ». Il aurait fait ces commentaires au sujet du conflit israélo-palestinien.

« Avec sa plaque, détaille Le Soir, il a frappé la victime à la tête et tente de l’étrangler, lui causant un trauma crânien, une commotion cérébrale et des douleurs sur la partie droite de la tête ».

Une plainte avait alors été déposée auprès de la police de Bruxelles par la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA).

Grech ne s’est pas rendu à l’audience préliminaire, avait indiqué le président de la LBCA, Joël Rubinfeld, au Times of Malta en juin dernier, ce qui a amené le juge à estimer que l’accusé, par ce geste, manquait de respect à la cour.

Dans une interview accordée au Times of Malta, Grech avait nié le récit de l’incident tel que mentionné dans la plainte. Il n’avait pas été suspendu de ses fonctions pour cette altercation.

Grech a également déclaré que l’affaire l’avait troublé à un tel point qu’il avait pris plusieurs mois de congé maladie et qu’il avait cherché de l’aide auprès d’un psychologue.

« C’était un incident. J’avais trop bu et je me suis querellé mais je ne suis pas raciste et je n’ai pas montré autant de violence qu’on le prétend », a-t-il dit.

Rubinfeld a expliqué au journal que l’incident avait été filmé par une caméra de surveillance et que des journalistes étaient en possession de l’enregistrement.

La victime explique avoir également reçu plusieurs courriers de menaces, que l’accusé réfute lui avoir envoyés.

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