Un groupe pro-BDS américain a des liens avec les groupes terroristes – média
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Un groupe pro-BDS américain a des liens avec les groupes terroristes – média

Selon Tablet, Campaign for Palestinian Rights transfère des fonds à un groupe comprenant des représentants du Hamas, du Jihad islamique palestinien et du FPLP

Des manifestants pour le boycott de l'Etat juif devant la Délégation gouvernementale espagnole à Barcelone, le 20 octobre 2015 (Crédit : Albert Llop/Anadolu Agency/Getty Images/via JTA/File)
Des manifestants pour le boycott de l'Etat juif devant la Délégation gouvernementale espagnole à Barcelone, le 20 octobre 2015 (Crédit : Albert Llop/Anadolu Agency/Getty Images/via JTA/File)

Une organisation-cadre des associations américaines faisant partie du mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) transfère des fonds à une organisation palestinienne liée à des groupes terroristes, a rapporté vendredi le Tablet Magazine.

Selon Tablet, l’organisation US Campaign for Palestinian Rights, qui supervise les travaux de 329 organisations différentes appartenant au mouvement BDS, parraine financièrement le BNC (BDS National Committee) palestinien, groupement qui est le principal coordinateur des efforts livrés par BDS dans les territoires.

Campaign fait des dons exemptés d’impôts au BNC. Le BNC compte pour sa part, parmi ses membres, le Conseil des forces nationales et islamiques en Palestine, une coalition de mouvements de « résistance » qui comprennent le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Front populaire pour la libération de la Palestine – qui sont tous considérés comme des groupes terroristes par Israël, l’Europe et les Etats-Unis.

Tablet a souligné dans son article qu’il « n’y a pas d’indication que l’argent soulevé à travers ce parrainage fiscal soit distribué aux groupes terroristes » mais qu’une relation de type financière existe toutefois clairement – qui pourrait être considérée comme illégale sous les termes de la loi américaine.

Autocollant pour le boycott d’Israël accusant le pays d’apartheid (Crédit : Tapash Abu Shaim/Palestine Solidarity Campaign UK/Facebook)

Le Centre Simon Wiesenthal, qui combat l’antisémitisme et la haine, a expliqué que les journalistes de Tablet « ont confirmé un lien officiel entre la campagne américaine de BDS et certaines des organisations les plus malveillantes et violentes de la planète ».

Il a estimé que « toute personne de bonne foi endossant le mouvement antisémite du BDS doit dorénavant réaliser qu’elle soutient également les objectifs de ses parrains, avec parmi eux des individus dont les mains sont tachées du sang de plus de 1 000 Israéliens et touristes. L’hypocrisie de BDS a toujours été manifeste et elle est aujourd’hui devenue officielle ».

Israël a intensifié sa lutte contre le mouvement mondial appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions. Le BDS a vivement recommandé aux entreprises, aux artistes et aux universités de rompre les liens avec Israël et il compte des milliers de bénévoles à travers le monde.

Les partisans du mouvement disent que la tactique adoptée est une manière non-violente de promouvoir la cause palestinienne. Selon Israël, la campagne masque souvent un objectif de portée plus importante, qui est la délégitimation ou la destruction de l’Etat juif.

Un manifestation pro-palestinienne et anti-Israël à Göteborg, en Suède en 2015. Les panneaux disent en suédois ‘Boycott Israël’ (Crédit : Marianne Pleen Schreiber)

Au mois de mai, Jérusalem a appelé l’Union européenne à cesser de financer plus d’une douzaine d’organisations non-gouvernementales européennes et palestinienne qui, selon l’Etat juif, font la promotion de la rupture des relations avec Israël, disant que ce soutien financier contrevient à la politique d’opposition au boycott établie par l’UE.

Le ministère des Affaires stratégiques israélien a publié un rapport présentant une liste de groupes qui, selon lui, recevraient des aides européennes tout en réclamant le boycott contre Israël. Il a fait savoir que certains de ces groupes étaient liés au terrorisme.

Au début de l’année, Israël avait identifié 20 groupes militants du monde entier dont les membres ne seraient pas autorisés à entrer dans le pays en raison de leurs appels à briser les liens avec l’Etat juif.

Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, lors d’une conférence du Likud à Lod, le 31 décembre 2017 (Tomer Neuberg / Flash90)

Aux Etats-Unis, des efforts de législation ont été menés aux niveaux fédéral et individuel, dans les Etats, pour combattre les appels au boycott.

Dans les années depuis sa formation, le mouvement BDS a connu une réussite limitée parmi les publics progressistes, persuadant plusieurs organisations religieuses de retirer leurs investissements de fonds liés à Israël et gagnant du soutien sur les campus américains. Récemment, Lod, chanteuse de pop, a rejoint un certain nombre d’artistes qui ont annulé les concerts qu’il devaient donner au sein de l’Etat juif suite aux pressions exercées par les militants de BDS.

Même ainsi, certains musiciens ont défié les appels au boycott et sont montés sur scène. Israël a également profité de nouveaux partenariats économiques et liens diplomatiques malgré les appels au boycott, et le pays est devenu une importante destination pour les événements sportifs et culturels internationaux. Le mois dernier, l’Etat juif est devenu le premier pays non-européen à accueillir des étapes du Giro d’Italie, événement cycliste majeur.

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