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Un homme tué pendant un raid sous couverture de la police à Rahat

La police des frontières a arrêté deux Palestiniens qui étaient illégalement en Israël, l'un des deux était soupçonné de terrorisme

Vue de la ville de Rahat, dans le sud d'Israël, le 8 avril 2019. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Vue de la ville de Rahat, dans le sud d'Israël, le 8 avril 2019. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Un homme de 27 ans a été tué par balle par des agents de police qui intervenaient sous couverture dans la ville bédouine de Rahat, mardi matin.

Les agents de la police des frontières, ainsi que le Shin Bet, tentaient d’arrêter deux suspects palestiniens qui se trouvaient en Israël sans permis d’entrée. L’un d’entre eux était aussi soupçonné de terrorisme, a confié un responsable de la sécurité au Times of Israël.

Après la mise en détention de l’un des suspects, des tirs provenant de plusieurs directions ont pris pour cible les agents, selon la police.

Les forces de l’ordre ont dit que les agents avaient ouvert le feu en retour, touchant un suspect qui « mettait leurs vies en péril ». Il n’y aurait eu aucun blessé du côté des policiers.

L’arme à feu du suspect a été retrouvée sur les lieux, selon la police.

L’homme a été soigné mais sa mort a toutefois été prononcée peu après.

L’arme retrouvée sur les lieux où un homme a ouvert le feu sur des agents sous-couverture dans la ville de Rahat, dans le sud du pays, le 15 mars 2014. La police a abattu l’homme. (Crédit : Porte-parole de la police)

Il a été ultérieurement identifié : il s’agit de Sanad Salem al-Harbar, il habitait la ville et il n’était pas initialement l’un des suspects que les forces de l’ordre étaient venues arrêter.

Le maire de Rahat, Fayez Abu Sahiban, a expliqué qu’il condamnait les tirs de la police mardi, ajoutant qu’il espérait que la police appréhenderait les individus en possession d’armes à feu illégales dans le pays.

« J’espère que cela n’entraînera pas d’émeutes. Les résidents m’ont dit que le jeune homme qui a été tué était un passant et qu’il n’était aucunement lié aux coups de feu », a dit Abu Sahiban devant les caméras de la chaîne publique Kan.

Il y a eu plusieurs incidents de violences à Rahat ces derniers mois, notamment des rixes et des fusillades.

Fin janvier, un petit garçon de sept ans a reçu une balle dans la nuque au cours d’une fusillade apparente entre criminels de la ville suite à des affrontements violents qui avaient fait trois blessés.

Les communautés arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences, entraînées principalement – mais pas uniquement – par le crime organisé.

Elles souffrent également de longues décennies de négligence.

Les Arabes israéliens blâment, pour leur part, la police qui, selon eux, est incapable de réprimer les puissantes organisations criminelles et qui détourne largement le regard face à ces violences – querelles familiales, guerres de gang et violences faites aux femmes.

Le groupe Abraham Initiatives, qui contrôle et fait campagne contre les violences au sein de la communauté arabe israélienne, avait fait savoir que 125 Arabes israéliens – c’est un record – avaient été tués en résultat de ces violences et du crime en 2021.

Le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Sécurité publique Omer Barlev ont juré de venir à bout de ces violences et de s’attaquer au trafic d’armes au sein de la communauté.

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