Un journal du Ku Klux Klan soutient Trump
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Un journal du Ku Klux Klan soutient Trump

‘Nous apprécions ses visions nationalistes’, a expliqué le directeur national du groupe suprémaciste blanc ; L’équipe du candidat républicain dénonce une publication ‘répugnante’

Le candidat républicain aux élections présidentielles américaines Donald Trump à Bangor, dans le Maine, le 15 octobre 2016. (Crédit : Sarah Rice/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain aux élections présidentielles américaines Donald Trump à Bangor, dans le Maine, le 15 octobre 2016. (Crédit : Sarah Rice/Getty Images/AFP)

Un célèbre journal du Ku Klux Klan a récemment fait part de son soutien au candidat à la présidentielle républicain Donald Trump dans son édition d’automne, publiant sur la première page une longue défense du message « Rendons sa grandeur à l’Amérique » défendu par le magnat milliardaire controversé. Le slogan omniprésent sert également de titre à l’article.

Le Pasteur Thomas Robb, directeur national des Chevaliers du KKK, a écrit dans le journal trimestriel The Crusader que “Alors que Trump veut redonner sa grandeur à l’Amérique, nous devons nous demander : ‘Qu’est-ce qui a fait la grandeur de l’Amérique en premier lieu ?’ La courte réponse à cela est simple. L’Amérique était grande non pas en raison de ce qu’ont fait nos aïeux – mais en raison de ce qu’étaient nos aïeux”.

“L’Amérique a été fondée en tant que république chrétienne blanche. Et elle a tiré sa grandeur en tant que république chrétienne blanche », a-t-il écrit.

Dans un communiqué publié mardi, l’équipe de campagne de Trump a annoncé que le candidat et son entourage “dénoncent la haine sous quelque forme que ce soit. Cette publication est répugnante et son point de vue n’est pas représentatif des dizaines de millions d’Américains qui s’unissent derrière notre campagne”.

The Crusader se qualifie lui-même de “voix politique de l’Amérique chrétienne blanche” et de “première voix de la résistance blanche”, arborant un symbole suprémaciste blanc bien connu sur la couverture.

L’édition de l’automne 2016 contient des articles sur l’imminent danger couru par le second amendement, William Churchill et les « Juifs terroristes », l’enfant illégitime présumé de Bill Clinton et l’immigration non-blanche en Europe.

Robb a indiqué mardi au Washington Post que lui et d’autres affiliés au KKK « apprécient ses visions nationalistes et ses paroles concernant la clôture des frontières aux étrangers clandestins ».

Il a ajouté que l’article publié en première page n’est « pas un appui parce que, comme avec qui que soit, il y a des choses sur lesquelles vous êtes en désaccord. Mais il reflète d’une certaine façon ce qu’il est en train de survenir dans le monde entier. Il semble qu’il y ait une résurgence des nationalismes partout dans le monde, alors que les ressortissants revendiquent leurs frontières ».

Depuis ses débuts, la campagne de Trump a attiré les soutiens de nationalistes blancs et du parti nazi américain, et le mouvement politique de l’ “alt-right” a formé un fragment substantiel dans la base du candidat.

Au mois d’août, le président du parti nazi américain avait affirmé que la candidature de Trump offrait une “réelle opportunité” de construire le mouvement nationaliste blanc.

Au début de l’année, l’ancien leader du KKK David Duke, raciste et antisémite déclaré, avait appuyé Trump, recommandant vivement à ses partisans de voter en sa faveur lors des élections présidentielles.

Ces derniers mois, un certain nombre de journalistes juifs ont été la cible de messages et d’appels antisémites de la part d’individus se revendiquant comme des soutiens de Trump en raison de leurs critiques du candidat républicain ou de son épouse Melania. Parmi eux, Julia Ioffe, Jonathan Weisman, rédacteur au New York Times, Hadas Gold, journaliste à Politico, obligeant l’ADL à nommer un groupe de travail sur la question du harcèlement des journalistes.

Au début du mois, l’ADL a également condamné une éruption d’attaques antisémites à l’encontre d’Eric Schneiderman, procureur général de New York, après qu’il ait annoncé que son bureau lancerait une enquête sur la Fondation Donald J. Trump.

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